Mondiaux: Bousculée par le Qatar (25-22), la France devient la plus grande nation de tous les temps

HANDBALL Cinquième titre mondial pour les Bleus…

B.V.
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Les Experts après leur titre Mondial, le 1 février 2015
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Les Experts après leur titre Mondial, le 1 février 2015 — AFP PHOTO / AL-WATAN DOHA / KARIM JAAFAR

Ces Experts ne failliront donc jamais. Malgré un adversaire courageux, un statut d’ultra-favori jamais évident à assumer, un arbitrage parfois douteux et une salle totalement contre elle, l’équipe de France a récupéré son titre de championne de monde en dominant le Qatar (25-22). Et voilà les choses bien remises à leur place: avec ce titre, couplé à ceux d’Europe et des Jeux Olympiques, les Bleus possèdent actuellement toutes les couronnes possibles. Mieux, la France devient la première nation à obtenir les cinq étoiles mondiales (après 1995, 2001, 2009 et 2011), faisant d’elle la plus grande nation de l’histoire de ce sport, si elle ne l’était pas déjà.

«L’équipe de France a encore de belles années devant elle»

Alors tant pis si tout n’a pas été aussi facile que prévu. Le Qatar a longtemps fait déjouer la France, son gardien Saric a été monumental, mais y a rien à faire, les Experts n’arrivent pas à perdre. «C’est vrai qu’on a l’impression que cette équipe est vouée à gagner, souriait le sélectionneur Claude Onesta après la rencontre au micro de BeIn Sports. Vu le contexte, le bruit, notre manque de fraîcheur en fin de compétition et la pression que nous mettait l’adversaire à ne pas vouloir lâcher, il a fallu jouer plus avec courage qu’avec brio. Il faut savoir se contenter d’un titre, c’est toujours un moment exceptionnel. Tant que ça continue on prend ce qu’il y a à prendre et je pense que cette équipe aura marqué l’histoire du handball.»

C’est un doux euphémisme. Le problème, c’est qu’à force d’habituer les gens à la victoire, les Experts se condamnent à la perfection. «On a toujours envie de plus, confesse le gardien Thierry Omeyer, élu meilleur joueur du Tournoi. On a des joueurs dans cette équipe qui se donnent toujours à fond, qui sont exigeants les uns avec les autres. Mais avant d'être exigeants avec les autres, ils sont exigeants avec eux-mêmes. Tout le monde en fait toujours un peu plus.» Qualifiés pour les JO à Rio, en 2016, puis hôte des Mondiaux l’année suivante, ils vont désormais devoir apprendre à gagner sans leur légendaire capitaine Jérôme Fernandez, tout proche d’une retraite internationale. «Je vous garantie, ces gars-là ne sont pas près de s'arrêter, en rigole-t-il au micro de TF1. A mon avis, l'équipe de France a encore de belles années devant elle.»