Attaque à «Charlie Hebdo»: Le Dakar rend hommage aux victimes

HOMMAGE Le Dakar a tenu à rendre hommage aux victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo...

Nicolas Camus

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Les organisateurs du Dakar, Etienne Lavigne en tête (au premier plan), ont lu un discours en hommage aux victimes des attaques contre Charlie Hebdo, devant une centaine de concurrents, jeudi 8 janvier 2015.
Les organisateurs du Dakar, Etienne Lavigne en tête (au premier plan), ont lu un discours en hommage aux victimes des attaques contre Charlie Hebdo, devant une centaine de concurrents, jeudi 8 janvier 2015. — 20 Minutes / Nicolas CAMUS

De notre envoyé spécial à Antofagasta (Chili)

Comme partout en France en ce jour de deuil national, le Dakar a tenu ce jeudi à rendre hommage aux victimes de l’attaque contre Charlie Hebdo depuis le Chili. A 18h30 (22h30 en France), devant le poste central, tous les concurrents, mécaniciens, membres de l'organisation et journalistes qui le souhaitaient étaient invités à se rassembler pour montrer leur solidarité. Une bonne centaine a répondu présent et écouté les organisateurs lire un discours, devant un drapeau français en berne.

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«Hier, l’intolérance, la barbarie et le terrorisme ont frappé (…). Le Dakar se doit d’affirmer ses valeurs de courage, de liberté et de solidarité qui vont à l’encontre des principes barbares que portent les auteurs de ce carnage. Cinquante-quatre nations sont ici représentées. Votre présence ce soir témoigne que des cultures différentes, que des religions différentes, que des coutumes différentes peuvent se retrouver, cohabiter, s’enrichir les unes et les autres», a dit Etienne Lavigne, le directeur. Une lecture qui s'est terminée par une minute d'applaudissement.

«C’est tellement à l’encontre de ce qu’on vient faire ici»

Un hommage qui a touché les pilotes français présents dans l’assistance. «Beaucoup de concurrents étrangers sont venus nous voir ce matin pour montrer leur solidarité et nous dire que c’est impensable ce qui s’est passé. De voir tous ces gens, là, j’en ai eu les larmes aux yeux», raconte le motard David Casteu. Juste à côté, Alain Duclos a lui aussi du mal à réaliser. «Je n’arrive pas à comprendre tout ça. C’est tellement à l’encontre de ce qu’on vient faire ici…, exprime-t-il en cherchant ses mots. Le Dakar, ce n’est pas que du sport. On est là aussi pour découvrir des gens, des cultures… Et la vie nous rattrape.»