Ligue 1: Le PSG, L’OM, ou l’OL, qui est le mieux armé pour être champion de France?

FOOTBALL La deuxième partie de la saison de L1 démarre vendredi avec la rencontre entre Montpellier et Marseille…

Julien Laloye
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Alexandre Lacazette, Zlatan Ibrahimovic, André-Pierre Gignac, trois rivaux pour le titre/
Alexandre Lacazette, Zlatan Ibrahimovic, André-Pierre Gignac, trois rivaux pour le titre/ — montage 20 minutes/SIPA

Marseille (41 points), Lyon (39), et Paris (38), pour l’instant dans cet ordre, sont a priori les mieux placés pour se disputer le titre de champion de France, même si Saint-Etienne et Monaco naviguent à portée de rétroviseur. Vingt-quatre heures avant le coup d’envoi de la phase retour du championnat, à la Mosson, 20 Minutes fait le tour des chances de l’axe «PLM » dans la course à la première place.

Le leader du moment: Marseille (notre cote: 25%)

La statistique à retenir: 15 joueurs titularisés par Bielsa plus d’une fois

Le turn-over? Marcelo Bielsa ne connaît pas. L’Argentin est l’entraîneur de L1 qui fait le moins tourner son effectif. Il n’a titularisé que quinze joueurs différents depuis le début de la saison, en dehors de coups d’un soir (Aloé, Sparagna…). Des choix conservateurs, qui pourraient finir par peser dans les jambes d’un groupe auquel Bielsa demande une débauche physique considérable à chaque match.

Le joueur qui peut tout changer: Et si Florian Thauvin se mettait enfin au niveau?

«Il va devenir un des meilleurs joueurs de France et pourra ensuite devenir l'un des meilleurs du monde.» «El Loco» ne lâche pas Florian Thauvin, même si l’ancien bastiais ressemble le plus souvent à un Ben Arfa des mauvais jours qu’à un Hazard en puissance. Le joueur qui rate le plus de dribbles en L1 (47 sur 76) est clairement le maillon faible de l’attaque marseillaise. S’il arrive à se mettre au niveau de Payet et de Gignac, la puissance de feu de l’OM autorisera tous les espoirs, même les plus fous.

Le tournant à bien négocier: Tous les matchs face au gros

Presque sûr de l’emporter une fois qu’il a ouvert le score, Marseille devra corriger une fâcheuse tendance à perdre ses moyens offensifs contre les gros. Contre Lyon (0-1), le PSG (0-2), et Monaco (0-1), les joueurs olympiens auraient pu rater un hippopotame dans les toilettes d’un train de la SNCF. Avec l’avantage de recevoir ses principaux rivaux au Vélodrome, l’OM sait ce qu’il lui reste à faire s’il veut être champion

 

L’outsider insouciant: Lyon (notre cote : 25%)

La statistique à retenir: Huit victoires de rang à Gerland, 40 buts marqués

Si l’OL a eu du retard à l’allumage, les hommes d’Hubert Fournier régalent la L1 depuis l’automne. Imprenables à la maison, les Lyonnais ont commencé à exporter leur réussite à l’extérieur, où ils restent sur deux sorties à huit buts marqués (Bordeaux et Lens). Le duo Lacazette (17 buts) Fékir (7 buts) n’a actuellement pas d’équivalent. Il peut porter le club de Jean-Michel Aulas très haut, au moins jusqu’à la C1.

Le joueur qui peut tout changer: un vrai meneur de jeu avec Gourcuff ou Grenier

Faire peser une telle menace offensive sans l’apport d’un numéro 10 à la pointe du losange en dit long sur le potentiel des rhodaniens. Mais les Lyonnais ont parfois laissé des points en route à cause d’un manque de maîtrise technique au milieu. Si Gourcuff (trois titularisations seulement) ou Grenier (aucune) parviennent à se compléter pour offrir à Fournier une certaine continuité, cela devrait permettre à l’OL de souffrir un peu moins à l’extérieur.

Le tournant à bien négocier: La réception du PSG début février

S’il respecte ses adversaires et un calendrier généreux (Toulouse, Lens et Metz à venir), Lyon pourrait aborder la confrontation face au PSG, à Gerland, en leader de L1, le 7 février. Un PSG qui commencera gentiment à être concerné par les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Une victoire lyonnaise pourrait enclencher une dynamique décisive, à un stade déjà avancé de la saison.

 

Le favori naturel: Paris-Saint-Germain (notre cote : 50%)

La statistique à retenir: Huit buts inscrits (seulement) par Ibrahimovic

Au-delà des impressions visuelles et des commentaires sur le jeu parfois mièvre du PSG, un chiffre illustre à lui seul la première moitié de saison poussive du club parisien. Ibrahimovic n’a inscrit que huit buts à la trêve, contre 15 l’an passé et 18 il y a deux ans. La blessure au talon n’a pas aidé, mais si Le Suédois n’accélère pas un peu le rythme, Paris aura du mal à réaliser le triplé.

Le joueur qui peut tout changer: celui qui arrivera au mercato  

Cabaye l’an passé, Beckham il y a deux ans, Thiago Motta et Alex l’année d’avant,  le PSG a toujours profité du mercato hivernal pour combler des manques ou améliorer le tour. En dépit du fair-play financier, il ne devrait pas en être autrement cette fois-ci. Moussa Sissoko, pour parler de la rumeur la plus insistante, ne serait pas de trop pour permettre au milieu parisien de régner à nouveau sur la L1.

Le tournant à bien négocier : Le déplacement à Chelsea

Encore engagé dans toutes les compétitions, le PSG, peut encore, s’il va au bout à chaque fois, jouer 34 matchs jusqu’à fin mai. C’est presque le double de Lyon et de Marseille. Dans ces conditions, la double confrontation face à Chelsea en C1 pourrait avoir un impact certain sur le reste: si Paris passe, il aura moins d’énergie – et d’intérêt - pour la L1, laissant à ses rivaux le champ un peu plus libre pour créer la surprise.