VIDEOS. Le top 5 des relations sulfureuses parents-enfants dans le tennis

TENNIS D’une ambassadrice menacée à la roquette à un coup de poing dans le pif…

B.V.

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Marion Bartoli et son père Walter en 2011 lors du tournoi d'Indian Wells.
Marion Bartoli et son père Walter en 2011 lors du tournoi d'Indian Wells. — GABRIEL BOUYS / AFP

S’il évoque un drame dans des compétitions amateurs de tennis, le film «Terre Battue», sorti sur les écrans ce mercredi, élargit forcément le débat sur le toujours très difficile rapport entre parents et enfants dans ce sport. Particulièrement chez les pros, où coachs et pères sont souvent la même personne. 20 Minutes a recensé les plus extravagants de ces dernières années.

>> TÉMOIGNEZ - Enfant sportif, comment se comportaient (ou se comportent encore) vos parents par rapport à votre discipline? Omniprésence, exigence ou au contraire désintérêt voire dénigrement, vous avez mal vécu son implication dans votre activité? Cette relation vous a fait laisser tomber? Racontez-nous dans les commentaires ou écrivez-nous à contribution@20minutes.fr

Le plus violent: John et Bernard Tomic

John Tomic l’Australien est né Ivica Tomic le Croate, chauffeur de taxi yougoslave. Parti de son pays natal, «renommé» version couleur locale, il est devenu coach d’un des plus grands espoirs du circuit, son fils Bernard. Sans jamais avoir joué au tennis, c’est costaud. Comme son poing. En 2006, il en vient aux mains avec deux autres coachs sur le circuit des jeunes. En 2010, il menace la Fédération australienne d’envoyer son fils jouer pour la Croatie après un désaccord. Et son coup de maître: en 2012, il est condamné à huit mois de prison pour avoir cassé le nez du sparring-partner français de son fils, Thomas Drouet. Sa défense? «Je sais que je n'ai pas fait cela. Et maintenant je regrette de ne pas l'avoir frappé, quand je vois cette campagne contre Bernard et contre moi».

En video: le jour où Bernard, excédé par les remarques de son père, demande qu’il quitte les tribunes:

Le plus fusionnel: Walter et Marion Bartoli

Lui non plus n’a jamais touché une raquette. Ancien médecin, Walter Bartoli arrête tout pour se consacrer à temps plein à la prometteuse carrière de sa fille. Des heures et des heures à répéter et filmer le moindre mouvement des pieds superflu au service, Walter est un coach ultra-exigeant et protecteur. «Il y a tellement d'histoires de fesses et d'argent que les parents se doivent de protéger leurs enfants», justifiait-il il y a quelques années dans un article de l’Equipe. Sa fille concourrait: «Un pro voyage dix ou onze mois sur douze. C'est humainement impossible que des parents laissent leurs enfants loin d'eux aussi longtemps. Cette vie est dure. Pourquoi changer si le meilleur entraîneur possible pour moi est mon père? Il ne m'a jamais mis au turbin, dès l'âge de sept ans, comme les petites de l'Est. On a fait le chemin ensemble. On a appris ensemble.» Avec des périodes plus difficiles que d’autres. En février 2013, elle décide de virer son coach de père, avant de revenir avec lui puis de le quitter définitivement juste avant Wimbledon. Un tournoi qu’elle finit par gagner. Juste après la balle de match victorieuse, Bartoli fonce immédiatement dans la tribune et se jette dans les bras de Walter, en pleurs.

Le plus «je t’aime moi non plus»: Arsalan et Aravane Rezaï

«Mon père m'a appris à jouer à l'âge de sept ans, je lui dois ma frappe de balle.» Et un peu son caractère aussi. Plutôt version Tomic que Bartoli, Arsalan Rezaï mise tout sur son tempérament. Lorsque sa fille Aravane remporte la finale nationale des 17-18 ans, il est condamné à 500 euros par un tribunal correctionnel pour violences verbales à l’encontre des parents de l’autre finaliste. Réputé comme dur, Arsalan va aller jusqu’au clash avec sa fille, à l’Open d’Australie en 2011. Une grosse dispute menant même à une plainte de la jeune championne pour «violence et extorsion de fonds». Restée sans suite. En 2013, elle annonce même s’entraîner de nouveau avec son père. «Notre relation a évolué, tout le monde a des soucis avec ses parents, je suis une personne normale. Mais comme je suis aussi un personnage public donc ça paraît énorme. Je fais totalement confiance à mon père.»

En vidéo: un reportage de Stade 2 en 2006

Le plus timbré: Damir et Jelena Dokic

L’australo-croate Jelena Dokic a été l'un des plus grands espoirs du tennis féminin au début des années 2000. Lancée comme une bombe sur le circuit, elle atteint rapidement la 4e place mondiale. Et puis la dégringolade. Redescendue au-delà du Top600 en 2006, elle explique lors d’un comeback (quart de finale à l’Open d’Australie) miraculeux en 2009 avoir été régulièrement battue par son père Damir, qui était aussi son coach jusqu’en 2002. «Il y a eu une période où rien ne pouvait me rendre heureuse, je voulais la vie de quelqu’un d’autre». La réponse du père: «Il n'existe aucun enfant n'ayant pas été battu par ses parents et pour Jelena il en va de même». Timbré, Damir finira par faire de la prison, après avoir menacé de faire exploser la voiture de l’ambassadrice d’Australie à Belgrade avec une roquette.

Le plus flippant: Jim et Mary Pierce

Il a gâché son début de carrière. Premier entraîneur de Mary Pierce, son père Jim – l’ascendance américaine de la championne – est détestable sur le circuit et finit par se faire exclure des courts à Roland-Garros, en 1993. La jeune fille décide d’aller voir ailleurs en engageant Nick Bollettieri comme nouveau coach. Ce que le père vit mal. Slate.fr raconte qu’à l’époque, la une du très respecté magazine américaine Sports Illustrated titrait: «Pourquoi Mary craint pour sa vie», précisant que Jim aurait lâché «je vais tuer tout le monde» en direction de sa fille et de sa femme. Quelques semaines plus tard, l’enquête d’une journaliste américaine rapporte que Jim Pierce était en fait Bobby Glenn Pearce et qu’il avait passé cinq ans en prison pour des multiples délits. Ce que la famille ignorait totalement.