VIDEO. PSG-OM: Quand les matchs tournent mal

FOOTBALL Les deux clubs se haïssent. Et l’histoire a donné quelques occasions de le vérifier….

B.V.

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Capture d'écran de la bagarre des Leroy, en 2000
Capture d'écran de la bagarre des Leroy, en 2000 — Capture d'écran Youtube

Les supporters marseillais pourraient nous accuser de craquer une allumette dans la garrigue au beau milieu d’un été aride. Et ils auraient raison. Mais à trois jours du PSG-OM le plus attendu depuis bien longtemps, on n’a pas pu s’empêcher de faire monter un peu la pression. Parce que PSG-OM, c’est une rivalité historique, violente, presque sauvage, et qu’il y a trop de grands moments qui l’ont prouvé. 20 Minutes en a choisi six pour vous.

Le plus violent: Une boucherie dans l’hiver (1992)

C’est un peu la genèse. Certes, la rivalité existait déjà, mais ce PSG-OM de décembre 1992 a donné à ce qu’on n’appelait pas encore le «classico» une dimension nouvelle. Cette soirée d’hiver au Parc des Princes fut une boucherie. Dominés aux championnats, les Parisiens avaient annoncé la couleur avant la rencontre: «On va leur marcher dessus», assurait le coach Artur Jorge, «ça va être la guerre», enchaînait le pourtant élégant David Ginola. Vexé, le président de l’OM Bernard Tapie placarde les articles sur le mur du vestiaire olympien. Bilan: des tacles assassins à tour de bras, des cartons en pagaille et un arbitre totalement dépassé.

Quelques années après, le latéral marseillais Eric Di Meco se souvenait: «Ce match, on s'en foutait de bien le jouer, on voulait avant tout le gagner. Et s'il fallait leur faire mal, on leur faisait mal. C'était le pire. A la mi-temps, il y avait autant de fautes qu'à la fin d'un match musclé. C'était une horreur. Si j'ai envie de dégoûter mon fils du foot, je lui passe ce match-là.»

Le plus amoral: Ravanelli, escroc de génie (1997)

C’est peut-être le geste le plus célèbre du classico. Celui qui a enflammé la France du football et qu’on utilise encore en guise d’insulte lorsque deux supporters de Paris et de l’OM s’écorchent. Alors que les deux équipes sont à égalité, 1-1, l’Italien s’effondre dans la surface parisienne alors qu’il est poursuivi par le chevelu Eric Rabesandratana. Penalty et but, l’OM s’impose. Et Ravanelli inventa l’auto-croche-patte.

Le plus revanchard: Leroy vs Leroy, featuring la chaussure de Florian Maurice (2000)

Ancien Parisien cherchant à se faire accepter par les supporters marseillais, épisode 1. Formé à Paris, Jérôme Leroy s’exile à Marseille en 1999 lors d’un transfert surprenant. L’OM lutte pour sa survie en Ligue 1, le PSG pour le titre. Et ça suffit à énerver Jérôme Leroy, qui s’en prend dès le début de match à son homonyme, ancien coéquipier et pote, Laurent Leroy. Après un échange de mandales, les deux joueurs sont expulsés.

Ancien Parisien cherchant à se faire accepter par les supporters marseillais, épisode 2. Passé par le PSG une petite saison, Florian Maurice est transféré en 1998 à l’OM. Deux ans plus tard, alors qu’il lutte pour une place de titulaire, l’international français chambre salement le public parisien lors d’une victoire de l’OM au Parc (4-1). Après son but, il lance directement sa chaussure dans le public du virage Nord.

Le plus strass et paillettes: On ne touche pas à Zlatan et Beckham (2013)

Les Qataris sont arrivés à Paris avec dans leur valise quelques stars mondiales. Alors forcément, quand Jordan Ayew et l’OM se déplacent au Parc pour affronter le PSG de Zlatan Ibrahimovic et David Beckham, il y a comme de la défiance dans l’air. Mais on ne touche pas comme ça à des légendes.

Le plus désolant: Quand les supporters se cognent (2009)

Troisième cas de grippe H1N1 dans l’effectif du PSG à la veille d’un déplacement à Marseille, le match est annulé à la dernière minute. Nous sommes en octobre 2009 et, sevrés de match, les supporters parisiens et marseillais vont en profiter pour se foutre sur la gueule. Bilan: une dizaine de blessés légers et une intervention à coup de lacrymo et de flash-balls pour les CRS.

Le plus ubuesque: Les minots montent à Paris (2006)

En guise de soutien aux supporters de l’OM, ayant décidé de ne pas faire le voyage à Paris à cause de mesures de sécurité trop strictes et de non-respect de quotas de place, le président de l’OM Pape Diouf tape un grand coup.

Après des menaces de boycott, il décide finalement que l’Olympique de Marseille alignera son équipe réserve (alors en CFA) renforcée de quelques joueurs habitués du groupe pro (Carrasso, Delfim, Civelli, Gimenez). Au Parc des Princes, les «minots» tiennent le match nul 0-0. Le lendemain, ils sont accueillis en héros par les supporters en gare Saint-Charles.