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Finale de la Coupe Davis: «Une course contre-la-montre» de trois semaines pour les Français

Finale de la Coupe Davis: «Une course contre-la-montre» de trois semaines pour les Français

TENNISS'ils ont perdu rapidement, les Bleus ont, à des degrés différents, rassuré les observateurs et le staff de l'équipe de France à trois semaines de la finale de la Coupe Davis...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

D’un point de vue strictement statistique, si nos mousquetaires avaient voulu jeter le plus de doutes possible dans l’esprit des supporters de l’équipe de France, ils n’auraient pas pu faire mieux à Bercy. Pour la première fois depuis 2006, aucun Français n’a en effet atteint les quarts de finale du Masters 1000 parisien, remporté ce dimanche par Novak Djokovic.

Pour leur dernier tournoi avant la finale de la Coupe Davis, dans trois semaines (21-23 novembre), il y a de quoi frémir. Surtout que de manière plus générale, on ne peut pas dire que Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Gilles Simon aient submergé le circuit ATP de leurs éclatantes victoires ces dernières semaines. «On ne va pas raconter n’importe quoi et faire une crise d’optimisme aigue, rien ne remplace les victoires, estime Guy Forget. Quand tu arrives sur le terrain le jour J, tu te rattaches à ce que tu as produit à l’entraînement mais aussi à tes victoires passées. Pour autant, ce n’est pas dramatique non plus.»

«Il faut aller chercher la confiance dans les précédents matchs de Coupe Davis»

Le directeur du tournoi parisien a observé les joueurs avec son œil de capitaine de l’équipe de France, qu’il a été de 1999 à 2012. «Pour Gaël c’est plutôt positif. Il songeait à ne pas participer au tournoi. Finalement, il a fait deux bons matchs et c’est celui qui a opposé le plus de résistance à Djokovic, détaille-t-il. Concernant Jo, Richard et Gilles, il y a eu de bonnes séquences mais aussi de grosses baisses de régime. C’est là-dessus qu’il va falloir travailler.»

Présent toute la semaine dans les travées du POPB, Lionel Roux fait le même constat. «Je suis plutôt rassuré, notamment au niveau physique. C’est mieux de gagner avant, c’est sûr, mais même s’ils avaient très bien joué ici, il y aurait eu un laps de temps important et les victoires auraient été loin derrière, juge l’entraîneur de l’équipe de France. C’est une génération qui a beaucoup d’expérience maintenant. La confiance, il leur faut surtout aller la chercher dans les matchs de Coupe Davis qu’ils ont joués.» Et dans le travail qui les attend les trois prochaines semaines.

Après quelques jours de repos, les Français vont d’abord se préparer en ordre dispersé à partir de lundi. Gasquet et Simon seront à Paris avec le préparateur physique des Bleus, Monfils à Genève avec Lionel Roux et Tsonga déjà à Bordeaux, où tout ce beau monde se réunira le 10 pour un stage intensif d’une semaine. Objectif: soigner les derniers bobos et se réhabituer à la terre battue. «Une course contre-la-montre commence. Chaque heure de sommeil, chaque entraînement, chaque séance d’étirements doit maintenant être fait dans l’optique de la finale», prévient Guy Forget.

Au moins, ils sont frais mentalement

Chacun devrait savoir assez rapidement ce qu’il aura à faire à Lille. Le capitaine Arnaud Clément a laissé entendre qu’il annoncerait à son groupe qui serait aligné pour les deux premiers simples du vendredi dès la fin de ce stage. «Que ce soit pour celui qui joue ou celui qui ne joue pas, c’est plus facile de trouver sa place dans le groupe comme ça, assure Lionel Roux. Surtout, ceux qui seront sur le court vont pouvoir se mettre vraiment dedans, visualiser leur première rencontre. D’ici là, ce qui va être important est l’implication de chaque gars et leur fraîcheur mentale.» Au moins, de ce point de vue, ils n’auront pas laissé trop d’influx à Bercy.