Marussia, l'écurie de Jules Bianchi, sur le point de se faire racheter par des Anglais

FORMULE 1 L'écurie russe, en difficultés financières, pourrait être sauvée par deux frères britanniques, prêts à faire une offre de 70 millions d'euros...

N.C.

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Le pilote de Marussia Max Chilton lors du GP de Russie, le 12 octobre 2014.
Le pilote de Marussia Max Chilton lors du GP de Russie, le 12 octobre 2014. — ALEXANDER NEMENOV / AFP

Marussia connaît une fin de saison cauchemardesque. L'écurie russe, dont le pilote Jules Bianchi est toujours entre la vie et la mort après son grave accident au Japon, le 5 octobre, est en plus dans une situation financière très difficile. Contrainte de renoncer aux prochains GP des Etats-Unis (2 novembre) et du Brésil (9 novembre), Marussia cherche des repreneurs en vue de la saison prochaine. Selon le quotidien britannique The Telegraph, c'est en passe d'être chose faite.

Deux frères britanniques, Baljinder Sohi et Sonny Kaushal, ont en effet entamé des discussions avec le propriétaire de l'écurie, l’oligarque russe Andrey Cheglakov. «Nous sommes très proches d'un accord, a confirmé au Telegraph Baljinder Sohi. Mais cela doit se faire au prix juste. Nous avons fait une offre sérieuse, nous allons voir comment cela évolue.»

Une offre de 70 millions d'euros

Selon les informations du quotidien, les deux hommes, qui ont fait fortune dans l'acier, ont transmis une offre de 70 millions d'euros, dont 38 millions serviraient à recouvrir les dettes de l'écurie. Marussia n'a pas encore fait de commentaires sur ce potentiel rachat, mais s'il est viable, il paraît improbable que son propriétaire s'y oppose.

Marussia a en effet été placée sous administration judiciaire ce lundi. «Les actionnaires étant dans l'impossibilité de financer l'écurie au niveau requis, la direction de l'équipe a travaillé sans trêve pour trouver de nouveaux investissements qui assureraient sa pérennité sur le long terme, mais malheureusement ils n'y sont pas parvenus dans les délais. C'est pourquoi il ne leur restait pas d'autre option que de placer la société sous administration», explique l'un des administrateurs, Geoff Rowley dans un communiqué.