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Equipe de France: De retour en Bleu, Gignac et Payet (OM) remercient Marcelo Bielsa

Equipe de France: De retour en Bleu, Gignac et Payet (OM) remercient Marcelo Bielsa

FOOTBALLDe retour en Bleu, Dimitri Payet et André-Pierre Gignac ne cachent pas qu’ils doivent beaucoup à leur nouvel entraîneur à Marseille, Marcelo Bielsa…
Nicolas Camus

Nicolas Camus

Depuis août, tout leur réussit. Des buts en pagaille, une influence énorme sur le jeu de l’OM, une place de leaders de Ligue 1… Avec à la clé la récompense d’un retour en équipe de France, à l’occasion de ces deux matchs contre le Portugal et l’Arménie. Rappelés pour la première fois depuis septembre 2013, André-Pierre Gignac (28 ans, 17 sélections, 4 buts) et Dimitri Payet (27 ans, 7 sélections) sont des joueurs comblés en ce début de saison. Et ils savent qu’ils le doivent en grande partie à leur nouvel entraîneur à l’OM, Marcelo Bielsa.

A les écouter, ce jeudi, à Clairefontaine, on comprend vite que les deux Olympiens sont complètement «loco» de leur coach argentin. «Dès le début, j’ai senti qu’il me faisait confiance. Il m’a donné des responsabilités, confié un poste qui est très important dans son système, apprécie Dimitri Payet, dont le repositionnement au poste de meneur de jeu est une réussite (3 buts, 2 passes). Je suis un affectif, j’ai toujours fonctionné comme ça. J’ai besoin de sentir la confiance du coach, ça me fait du bien.» Résultat, l’ancien Lillois a trouvé une régularité qui a longtemps constitué son pêché mignon.

Avec Bielsa, «ça se joue à un pas pour un piquet, à 10 centimètres pour un mannequin»

Machine à scorer (9 buts en 9 matchs), «Dédé» Gignac estime lui qu’au-delà de ses performances individuelles, son retour en Bleu est également dû à la dynamique de son club. Et que celle-ci est le fait de l’Argentin. «La saison dernière, j’avais aussi été décisif, j’avais marqué 22 buts en 44 matchs. Mais l’équipe ne tournait pas bien. Là, Bielsa a su créer une équipe, donner confiance à tout le monde. Quelque chose est en train de se passer, et le coach y est pour beaucoup. Vraiment beaucoup même!», insiste-t-il en souriant.

C’est là qu’intervient la fameuse «méthode Bielsa», qui intrigue tant le monde du football et ses observateurs. Que fait donc l’ancien entraîneur de Bilbao de si révolutionnaire? Les quelques explications entendues suggèrent qu’il a juste mis les joueurs au travail. Gignac précise: «Quand j’ai dit que c’était la première fois que je travaillais comme ça, tout le monde a compris que c’était la première fois tout court. Non, c’est la méthode qui change. La méthode Bielsa, elle est rigoureuse, tout est dans le détail. Ça se joue à un pas pour un piquet, à 10 centimètres pour un mannequin. Ça ne rigole pas, ni pour les joueurs, ni pour le staff, ni pour les intendants. C’est cet aspect qui ne ressemble à rien de ce que j’ai pu faire avant.»

Ce souci du détail est ce qui permet aux joueurs ensuite de «s’éclater sur le terrain», dixit Payet. «On est bien organisé pour presser beaucoup et vite récupérer le ballon, donc on l’a quasiment tout le temps. Ensuite on est plus libres, on permute, on se créé beaucoup d’occasions et on marque des buts.» Et on est rappelé en Bleu… Finalement, il n’y a peut-être qu’un petit bémol à apporter au travail de l'Argentin. Invité à comparer les façons de faire de Bielsa et Deschamps, André-Pierre Gignac n'a pas mis longtemps à répondre. «Il y a plus de jeu avec le coach Deschamps. On a la chance de pouvoir frapper souvent au but, de faire des petites oppositions, de la conservation. Ça, avec Bielsa, c'est non», indique-t-il. Avant de conclure, entre sourire et soupir: «Ces dix jours vont faire du bien pour ça!» Le fractionné, c'est bien, mais un joueur reste un joueur.