Ligue 1: Le PSG n’est pas encore guéri

FOOTBALL Les Parisiens ont concédé un nul contre Monaco (1-1)...

Au Parc des Princes, J.L.

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Blaise Matuidi et Marco Verratti lors du match entre le PSG et Monaco le 5 octobre 2014.
Blaise Matuidi et Marco Verratti lors du match entre le PSG et Monaco le 5 octobre 2014. — AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Décidément, même une victoire face au grand Barça ne vous permet de profiter des délices de l’été indien bien longtemps. Rattrapé à la photo finish par Monaco, comme contre Lyon, Rennes, ou l'Ajax Amsterdam, le PSG a encore laissé des points et des doutes en route dimanche au Parc des Princes (1-1), trahi par une vulnérabilité défensive de plus évidente cette saison.

Sans doute inspirés par Carl Lewis, venu donner le coup d’envoi, Parisiens et Monégasques avaient démarré aussi vite que le King Carl de la grande époque. Ils ont un peu ralenti au milieu, comme les grands sprinteurs qui se respectent, mais tout le reste a valu le prix du billet, même s’il a longtemps manqué les buts. Tout le monde y a mis du sien, pourtant.

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Le PSG pour commencer, mais voir Verratti marquer deux fois en quatre jours (6e) après l’avoir réussi une fois depuis 2012 relevait de la douce folie. Quant aux trois actions de grâce de Pastore (louche, talonnade, grand pont), elles ont bien déchaîné une flopée de calculs rénaux dans la défense monégasque, mais l’hémorragie a été contenue à temps, ou gâchée, c’est selon (21e, 25e, 59e), par la maladresse des uns, et la balourdise de Cavani surtout.

Cela aurait dû faire deux buts, donc, et au moins autant pour l’ASM, emmenée par un immense Kondogbia et dangereuse sur chaque attaque directe: Ferreira-Carrasco a fracassé la barre de Sirigu (44e), et le Belge doit encore se demander comment il a pu frapper sur Van der Wiel alors que l’Italien était aux fraises (61e). On en était là de notre listing, à se dire qu’il y avait des 0-0 qui auraient pu devenir des chefs-d’œuvre, quand Lucas, encore formidable de générosité dimanche, délivrait le Parc sur une offrande de Bahebeck (71e, 1-0). Cela aurait pu suffire, cela aurait dû suffire, si un dernier dégagement malheureux de Camara n’avait pas atterri dans les pieds de Martial dans les arrêts de jeu (90e+2, 1-1). Du haut de ses sept points d’avance, l’OM a dû apprécier.