XV de France: Philippe Saint-André ne veut pas de «joueurs qui se contentent du Bristol de convocation»

RUGBY L'équipe de France est en stage jusque mercredi à Marcoussis...

Antoine Maes

— 

Philippe Saint-André, manager de l'équipe de France de rugby, photo prise le 15 mars 2014.
Philippe Saint-André, manager de l'équipe de France de rugby, photo prise le 15 mars 2014. — Christophe Ena

Le stage de trois jours de dimanche à mercredi à Marcoussis (Essonne) aura pour principal but d'«évaluer le niveau de forme physique et mental» des trente joueurs appelés, a déclaré dimanche le manageur du XV de France Philippe Saint-André. «Il s'agit d'évaluer les corps, le niveau de forme physique et mental, mais aussi de découvrir de jeunes joueurs qui font un très bon début de saison, ou qui comme  Tillous-Borde et Kockott réalisent de grandes performances depuis trois-quatre ans», a expliqué «PSA» à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), où les trente joueurs appelés étaient réunis avant de prendre la direction de Marcoussis (Essonne).

Interrogé sur la première convocation du Sud-Africain Rory Kockott, dont la capacité d'intégration a été parfois mis en question, Saint-André a répondu: «Cela fait trois ans qu'il est Castres, il est avec eux toute l'année... Bien sûr que l'état d'esprit est important, mais on veut aussi des compétiteurs et pas seulement des joueurs qui se contentent du Bristol de convocation.»

«Nous ne voulons pas faire de chèque en blanc»

Il a par ailleurs répété que ce groupe de trente ne serait pas forcément celui qui participerait aux tests de novembre (le 8 contre les Fidji, le 15 face à l'Australie et le 22 contre l'Argentine), même si «comme pour tout rassemblement il vaut mieux être dans le groupe que de ne pas y être». «Mais il pourra y avoir des modifications » avant les tests, a précisé Saint-André, pour qui ce stage est «idéal pour mettre de la concurrence».

Les demis de mêlée Morgan Parra et Maxime Machenaud, non convoqués, ont ainsi toujours «leur chance». «Mais nous ne voulons pas faire de chèque en blanc. La vérité est d'abord celle du terrain. Comme on est en échec sportivement, c'est normal de mettre de la concurrence. En club, quand on perd trois ou quatre matches de suite, on ne réaligne pas le même XV de départ. Si on le fait en équipe de France, c'est un tsunami», a-t-il affirmé.