Asloum battu aux points
BOXE – L'Argentin Omar Narvaez a facilement conservé son titre de champion WBO des poids mouche...L'Argentin Omar Narvaez a facilement conservé son titre de champion WBO des poids mouche de boxe en battant aux points le Français Brahim Asloum, à l'unanimité des trois juges (118-109, 117-110, 116-111), samedi soir au Cannet-Côte-d'Azur.
«J'avais l'air décontracté, mais j'étais surtout très concentré», a dit Narvaez après le combat. «Je pense que l'expérience a fait la différence aujourd'hui. J'étais aussi à l'aise qu'à l'entraînement, j'en ai profité du début à la fin.»
C'est la 24e victoire de Narvaez (dont 15 par KO), 31 ans, invaincu en 26 combats (deux matches nuls). C'est aussi la 10e fois que l'Argentin conserve son titre, conquis en juillet 2002 à Buenos Aires, contre Adonis Rivas.
Dominateur de bout en bout, véritable moulinette à donner des coups, Narvaez, plus trapu et plus petit qu'Asloum (1,60 m contre 1,65 m), est arrivé sur le ring enveloppé dans un superbe drapeau argentin, sous lequel il portait un maillot du club de football de Cordoba.
Il a avancé pendant tout le combat et terminé en se moquant un peu de son adversaire. «Je n'ai pas su éviter les tacles, et c'est un très bon numéro 10», a réussi à plaisanter Asloum après ces 12 rounds à haut rythme. «Il ne se laissait pas faire, ce n'était pas évident de le boxer. L'envie était là, mais j'ai mélangé vitesse et précipitation.»
Deuxième défaite d'Asloum
Le challenger français, trop imprécis dans ses attaques, n'a pas suffisamment avancé sur le tenant du titre pour prétendre lui ravir sa ceinture. Pas assez puissant pour faire mal à Narvaez, reculant trop souvent dans les cordes, encaissant de nombreux coups, Asloum n'a jamais semblé en mesure de prendre le dessus sur un adversaire nettement plus expérimenté.
C'est la deuxième défaite d'Asloum, 28 ans, champion olympique des mi-mouche en 2000 à Sydney, en 23 combats professionnels, à chaque fois lors d'un combat pour un titre mondial, après sa défaite de décembre 2005, aux points, à Bercy, contre le Vénézuélien Lorenzo Parra, champion WBA. Et un nouveau coup d'arrêt important dans sa carrière.
Dans le coin d'Asloum, son entraîneur Louis Acariès, ancien grand champion de boxe, n'a cessé de l'encourager pendant la première moitié du combat, puis a compris que son élève n'y arriverait pas. Asloum s'est révolté dans la 12e reprise, mais il était trop tard. «Il boxe comme un jeune», a commenté à chaud, juste après le combat, l'un des trois juges. «Je dois encore apprendre», a conclu Asloum.



















