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Coupe Davis: Berdych-Stepanek, le double qui peut tout relancer?

Coupe Davis: Berdych-Stepanek, le double qui peut tout relancer?

TENNISLes deux hommes ne perdent presque jamais quand ils sont alignés ensemble le samedi…
Julien Laloye

Julien Laloye

Attention bête blessée. Presque agonisante. Mais jamais totalement mourante avant le double du samedi après-midi. Les Tchèques, vainqueurs des deux dernières Coupe Davis, ont pris un gros coup sur la carafe ce vendredi. Six sets dans la vue, merci et au revoir. Enfin à demain, quand les couloirs comptent et que le vieillard Stepanek enlève le dentier et les chaussons pour venir épauler Berdych en double. «Leurs statistiques sont incroyables, confirme Arnaud Clément. Une défaite en seize matchs c’est ça? Je pense qu’ils vont être piqués. Pour bien les connaître, ils vont arriver sur le terrain avec cet instinct de survie qu’on peut avoir quand on est au pied du mur. On parle de joueurs très orgueilleux. Ce double-là va être très dur à gagner.»

«Stepanek est plus intelligent que les autres»

Une défaite en 16 samedi de Coupe Davis, c’est bien ça. Contre l’Espagne, sur terre, pour info. Sinon, Russie, Croatie, Belgique, France (Gasquet et Llodra), Serbie, Roumanie… Tout le monde y est passé, cuit à point par les «Stepych». Une culture du double qui repose entièrement sur Radek Stepanek, juge Guy Forget. «Il est très intelligent sur un court. On sent un mec plus fin que ses copains, vif comme un chat au filet. Epaulé par Berdych, qui peut être une brute épaisse quand il met dedans, ça donne une paire très complémentaire. Stepanek exploite bien la force de l’autre pour faire sa mayonnaise. Ça ne va pas être simple de gérer cette disparité entre les deux.»

Arnaud Clément, sur le dernier terrain lors du dernier double mémorable des Bleus en Coupe Davis –c’était en Serbie– ne dit pas autre chose. «Stepanek, c’est le gars qui finit le travail à 2-2. Quand on voit à 35 ans la passion qu’il a encore pour le jeu… La complémentarité de ces gars-là est exceptionnelle. Il y a quelque chose qui les lie.» Ce n’est plus trop le cas chez les Bleus depuis que la page Llodra a été tournée, au moins sur terre battue. Entre les paires Gasquet/Tsonga, Benneteau/Gasquet, et Tsonga/Benneteau, les Bleus ont trois solutions qui se valent, selon Forget.

Tsonga et Gasquet comme en Australie?

«Les trois équipes, quand elles jouent bien, ne sont pas très loin les unes des autres. Jo et Richard se connaissent bien et aiment jouer ensemble, mais c’est une supposition.» Sur la lancée de leur vendredi impeccable, les deux hommes seront-ils choisis pour porter l’estocade? «Toutes mes cartes sont bonnes, tranche Clément. Ils ont un bilan extraordinaire, mais on aura nos atouts, notre court, notre public. Ça risque d’être très spectaculaire.» Un peu d’émotion ne ferait pas de mal après le scénario de vendredi. A condition que la victoire reste au bout.