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Coupe Davis: Roland-Garros, un chaudron à la hauteur de l’événement?

Coupe Davis: Roland-Garros, un chaudron à la hauteur de l’événement?

TENNISL’équipe de France compte sur le soutien massif du public parisien pour passer l’obstacle tchèque ce week-end…
Julien Laloye

Julien Laloye

Arnaud Clément en parle encore avec des étoiles dans les yeux. Septembre 2002, la France bat les Etats-Unis en demi-finale de Coupe Davis sur le central de Roland-Garros. «J’ai le souvenir de sensations incomparables, se remémore le capitaine des Bleus, joueur à l’époque. Le public nous avait transmis une énergie extraordinaire. J’attends que ce soit la même chose ce week-end. Les joueurs vont vivre un moment exceptionnel». A vrai dire, depuis que la Fédération a choisi d’accueillir les Tchèques sur le Chatrier, ils ne pensent qu’à ça. Etre portés par 15.000 supporters en fusion, plus encore qu’au mois de mai au moment du Grand Chelem parisien.

«Ca ressemble plus à du foot qu’à du tennis»

«L’atmosphère n’a rien à voir, insiste Tsonga. J’invite d’ailleurs les spectateurs à faire l’expérience. La Coupe Davis, c’est un moment particulier, l’ambiance ressemble beaucoup plus à du foot qu’à du tennis. Ca fait du bien de se sentir soutenu comme ça.» La finale de 91 à Lyon reste à un must en la matière, avec un palais des sports en folie à Gerland et une soirée rue Mercière dont Henri Leconte et Yannick Noah pourraient parler des heures. Celle de 99, à Nice, avait bien commencé, avec une immense clameur lors du premier coup droit dans le filet de Mark Philipoussis, mais la suite n’avait pas été à la hauteur.

C’était la première fois que Brigitte Valade assistait à une rencontre de Coupe Davis. Depuis, la présidente de l’ASEFT (association des supporters des équipes de France de tennis) mène le kop des quelque 300 fidèles qui suivent les Bleu(e)s. En suivant quelques règles précises: «On va saluer les supporters adverses avant le début des matchs, et on est respectueux des joueurs sur le court. On n’applaudit pas les double fautes comme en Serbie, par exemple.»

«Quand ça va mal, on n’entend plus un bruit»

La supportrice n°1 de l’équipe de France garde un très mauvais souvenir de Belgrade et des pays latins en général. «On n’avait pas été très bien accueillis en Espagne. Je ne m’attendais pas à ça. A Belgrade, c’était très pénible à vivre. On est là pour vivre une passion commune, on n’est pas un public de foot non plus». Et tant pis si le public français reste un peu trop sage parfois. «Il y a des villes plus chaudes que d’autres, mais c’est un peu toujours pareil. Quand ça va mal et qu’il faut être derrière les joueurs, on n’entend plus un bruit.» Même à Roland-Garros?