Les Dogues dans l'enfer des Red Devils

FOOTBALL L'endroit rêvé. Ce soir, Lille sera à Old Trafford, le bien nommé « Théâtre des rêves ». En 8e de finale retour de la Ligue des champions, les Dogues y affronteront Manchester United. En posant le pied Outre-Manche hier matin, sous un soleil radieux,...

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L'endroit rêvé. Ce soir, Lille sera à Old Trafford, le bien nommé « Théâtre des rêves ». En 8e de finale retour de la Ligue des champions, les Dogues y affronteront Manchester United. En posant le pied Outre-Manche hier matin, sous un soleil radieux, ils savaient qu'une froide statistique allait leur coller aux crampons : dans la reine des compétitions européennes, seules 9 % des équipes s'étant inclinées 0-1 à l'aller se sont qualifiées. Plus inquiétant, aucune formation française ne s'est imposée dans l'antre des Red Devils et le Losc n'a jamais atteint un quart de finale à l'échelle continentale.Pourtant, un secret espoir escorte les Dogues dans leur voyage au Nord de l'Angleterre. « Il faut faire taire tout un stade et passer en quart », souffle le capitaine Grégory Tafforeau. Car du match aller, il y a quinze jours à Bollaert, les Nordistes ont gardé un goût de cendre dans la bouche. Le sentiment d'avoir plié sous le poids « de l'argent et de l'influence politique », dixit le président Michel Seydoux. Le coup pas très franc de Ryan Giggs, les débordements des hooligans en tribune et les diatribes d'Alex Ferguson : autant de faits que les Nordistes n'ont pas digéré. Mais Claude Puel l'a promis : « On ne jouera pas sur la revanche, parce que ce n'est pas un sentiment qui vous fait gagner des matchs. » Alors, d'où peut venir le miracle ? Des pieds de Kader Keita (lire ci-dessous) ? D'une hypothétique suffisance mancunienne ? Plus sûrement d'une irrépressible confiance en soi, après le 4-0 infligé à Troyes, en L1. « Cette victoire nous a redonné des certitudes sur notre jeu », se félicitait Puel samedi. Ce soir, à l'impossible Yohan Cabaye et Mathieu Bodmer ne seront en tout cas pas tenus. Les deux milieux de terrain sont en effet forfaits. Dans l'enfer d'Old Trafford, c'est peut-être déjà trop. « Mais on n'a pas l'habitude de commenter les absences », insiste le coach. Les présents, eux, mesurent l'ampleur du défi : planter deux banderilles dans les fesses des Diables Rouges.

Envoyé spécial à Manchester, Antoine Maes