La SIG échoue aux portes du dernier carré

BASKET Malgré un coeur énorme, le club alsacien a vu son épopée en Coupe Uleb prendre fin en quarts de finale. Comme Villeurbanne la saison passée. Superbes vainqueurs à l'aller de 13 points (83-70), les coéquipiers d'Aerick Sanders se sont inclinés au matc...

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Malgré un coeur énorme, le club alsacien a vu son épopée en Coupe Uleb prendre fin en quarts de finale. Comme Villeurbanne la saison passée. Superbes vainqueurs à l'aller de 13 points (83-70), les coéquipiers d'Aerick Sanders se sont inclinés au match retour de 16 unités, hier en fin d'après-midi chez le Lietuvos Vilnius (72-56). Ce sont donc les Lituaniens qui auront le privilège de défier les Serbes du Zeleznik Belgrade en demi-finale.Pourtant, dans une ambiance géniale et un vacarme étourdissant créé par 11 000 supporteurs baltes enfiévrés (lire ci-dessous), la SIG est passée tout près de devenir le premier représentant français à atteindre le dernier carré de la petite soeur de l'Euroligue. Il aurait fallu pour cela qu'elle perde par moins de 13 points. C'était le cas à trois minutes de la fin, lorsque les Strasbourgeois sont revenus à 57-52, avant de sombrer sous les coups de boutoir du pivot Marijonas Petravicius (11 points, 7 rebonds) et de l'arrière Kareem Rush (11 points). Les arrières alsaciens Mike Smith et Afik Nissim - trop maladroits aux tirs à 3 points - auraient bien pu offrir par deux fois la prolongation aux leurs s'ils n'avaient pas raté leur tir primé à 17 secondes du terme puis au buzzer final. Mais la chance de Strasbourg était déjà passée. « On y a cru jusqu'au bout, souligne le meneur Gautier Darrigand. C'est dur à digérer, car ça se joue à rien du tout, à un seul panier. Mais on a montré un beau visage. »La performance de la SIG est d'autant plus remarquable au regard du contexte et des circonstances. Déjà privée de son meneur Lonnie Cooper (opéré des ligaments croisés du genou), elle s'est retrouvée fort démunie quand son pivot allemand Dirk Mädrich s'est blessé à la cheville (12e). Et comme son homme orchestre - l'ailier américain Chuck Eidson (15 points mais 5 pertes de balles) - était diminué par une grippe, elle n'a pu rivaliser physiquement dans les dernières minutes. Rageant. Reste aux Alsaciens (4es de Pro A) à se servir de leur épopée européenne pour continuer à briller sur la scène hexagonale.

Envoyé spécial à Vilnius, Jérôme Sillon