FC Nantes: «Les banderoles, notre support favori», selon la Brigade Loire

FOOTBALL A la Beaujoire, les supporters nantais font passer leur message par le biais de calicots...

David Phelippeau

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Nantes, le 30 août 2014 - Supporters Brigade Loire banderoles déployées
Nantes, le 30 août 2014 - Supporters Brigade Loire banderoles déployées — Brigade Loire

Ils ont leurs cibles favorites. Depuis le début de la saison, la Brigade Loire, le plus gros groupe de supporters nantais, tire à boulets rouges sur l’autorité étatique au sens large et les autorités sportives, au premier rang desquels la Ligue de foot professionnel. Et les aficionados utilisent le plus souvent un moyen efficace pour faire passer leur message: les banderoles. Depuis le début de la saison, ces dernières pullulent en tribunes.

Des banderoles validées par l’Etat et le FCN

«A Nantes, on est un peu spécialistes, reconnaît Romain, porte-parole de la BL. C’est notre support favori. On pourrait utiliser les réseaux sociaux mais on estime que les banderoles ont un plus gros impact.» Les messages sont pensés en réunion quelques jours avant la rencontre. «On prend les plus parlantes. Plus c’est original, plus c’est retenu.» 

On se souvient par exemple du message goguenard adressée par les Nantais aux Bordelais la saison dernière à Chaban-Delmas:«Votre ville et la nôtre ont un point commun : les Girondins ne nous intéressent pas!»  La direction du FC Nantes a forcément un droit de regard. Les messages sont validés par le club et les autorités au sens large. Les banderoles doivent respecter l’article L332-6 du Code du sport, qui réprime «la provocation à la haine ou à la violence». Elles ne doivent pas être diffamatoires, ordurières et nominatives.

Pas de banderoles sur les affaires Touré, Bangoura ou Gravgaard

«On travaille en bonne intelligence avec le FCN, estime Romain. On ne peut pas tout dire et ils ne peuvent pas tout refuser.» Contre Monaco, deux calicots ont remis en cause la politique tarifaire du FCN : «9200 abonnés, on devrait être le double... à qui la faute?» et «Ce soir, le stade devrait être plein... à qui la faute?» . «C’est passé sans aucun problème, raconte Romain. Elles n’étaient pas nominatives. Elles sous-entendaient les choses et elles appelaient à une remise en cause.» A certaines périodes de crise du club, tout n’a pourtant pas été si rose entres les deux parties. Un soir, une banderole de soutien à l’ancien directeur du centre de formation Laurent Guyot avait créé des tensions au stade... Celles remettant en cause la politique de Waldemar Kita semblent avoir disparu... D’ailleurs, Romain le reconnaît. Les résultats aidant sans doute, «on n’est pas trop méchants vis-à-vis du club, on n’a jamais proposé des banderoles sur l’affaire Touré, Bangoura ou Gravgaard...»