Ligue 1: Willy Sagnol en impose déjà avec les Girondins

FOOTBALL Co-leaders de la Ligue 1 avec Saint-Etienne, Bordeaux a montré un visage plus séduisant que l’an passé lors des deux premiers matchs de la saison…

Marc Nouaux
— 
Le Haillan, le 10 juin 2014 - Willy Sagnol, nouvel entraÓneur de Bordeaux, prÈsentÈ par Jean-Louis Triaud
Le Haillan, le 10 juin 2014 - Willy Sagnol, nouvel entraÓneur de Bordeaux, prÈsentÈ par Jean-Louis Triaud — Marc Nouaux / 20 Minutes

Willy Sagnol n’a même pas eu le temps de faire des sceptiques. En deux matchs officiels sur le banc des Girondins, l’ancien défenseur international a vu son équipe s’imposer deux fois et prendre la tête de la Ligue 1 après son éclatant succès contre Monaco (4-1). Des débuts parfaits pour augmenter son capital confiance et mettre l’environnement bordelais dans sa poche.

Nicolas De Tavernost, le président du directoire de M6, propriétaire des Girondins, s’est d’ailleurs déjà félicité du choix de l’entraîneur après le match de gala livré par ses joueurs dimanche soir. «On a des ambitions, Bordeaux a une bonne équipe. Encore une fois, je suis extrêmement content du choix de l’entraîneur. On l’a convaincu de justesse de venir. Il a un projet de jeu, il met une dynamique… Le recrutement qu’il a souhaité, on l’a fait. Je pense que l’on devra compter sur Bordeaux cette saison.»

Les stadiers ont entendu les murs trembler à la mi-temps de Monaco

Pourtant, la soirée bordelaise, qui avait commencé comme tant d’autres la saison précédente, ne laissait pas présager d'un changement des Girondins. Mais à la mi-temps, le discours de leur entraîneur a bouleversé le cours des événements. Les stadiers de Chaban-Delmas ont même entendu les murs trembler devant l’élévation de la voix de Willy Sagnol.

«Ce qu’il s’est passé à la mi-temps? Quinze minutes avec les joueurs dans le vestiaire, on a parlé, a d’abord plaisanté le coach bordelais. Souvent, il ne faut pas grand-chose entre des joueurs timorés à un certain moment et d’autres où ils se lâchent. Des mots ont été dits à la mi-temps et les joueurs ont retrouvé confiance en eux et ils se sont dits que même si c’était Monaco en face, ils n’avaient pas à rougir et abdiquer. Ils sont revenus avec une confiance plus grande.»

«S’il doit y avoir une patte Sagnol, elle prendra du temps à s’établir»

Déjà la «patte» Willy Sagnol? Interrogé avant Monaco à ce sujet, l’ancien du Bayern avait réfuté cette idée. «Ce n’est pas du tout mon impression. Il y eu un changement d’entraîneur. L’adhésion des joueurs a été immédiate, parce que c’est nouveau, peut-être avec un discours et une approche différents aussi, mais s’il doit y avoir une patte, et je n’en suis pas forcément sûr, elle prendra un peu plus longtemps avant d’être établie.» Même s’il préfère rester prudent et modeste, le nouvel entraîneur bordelais a de l’influence.

Par séquences, ses joueurs ont produit de beaux mouvements et ont réussi à séduire un public qui n’en demandait pas tant après deux années de vache maigre en termes de jeu. Et même si Nicolas De Tavernost se voulait «prudent car en foot tout va très vite», le vent nouveau ressenti en Gironde est bien la conséquence de l’arrivée de Sagnol. A lui d’avoir assez de souffle pour pousser ses joueurs le plus longtemps possible et prouver son influence sur le long terme. Mais grâce à ce bon départ, il a au moins gagné de la tranquillité et du crédit.