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VIDEO. Tour de France 2014: Chiens, fringale, pluie... Les dix dangers qui menacent les coureurs

VIDEO. Tour de France 2014: Chiens, fringale, pluie... Les dix dangers qui menacent les coureurs

CYCLISMEIl ne faut pas relâcher sa vigilance…
Romain Baheux

Romain Baheux

Pendant trois semaines, ils sillonnent les routes de France sous les encouragements d’un public admiratif. Voilà pour la carte postale du Tour. Si on la joue parano, les coureurs sont surtout exposés à une multitude de dangers pendant la Grande Boucle. Sélection de dix d’entre eux.

Le public

Dernière trouvaille du public, la mode des selfies. Elle stresse le peloton. Ce dernier est pourtant habitué à se méfier des spectateurs envahissants. Cette année, l’organisateur de la course, Amaury Sport Organisation (ASO), a réalisé un clip de prévention pour inciter les badauds à calmer leurs ardeurs.



«La prévention est importante, souligne Pierre-Yves Thouault, directeur adjoint en charge de la sécurité chez ASO. Il faut surveiller certains comportements. Parfois, on voit le père d’un côté de la route, la mère de l’autre et l’enfant qui passe de l’un à l’autre…» Dans les cols, les excités finissent par énerver certains coureurs. Sur le dernier Tour d’Italie, le Néerlandais Wout Poels avait fini par jeter les lunettes d’un spectateur.


Les chiens

On emmène Médor voir l’étape, sa laisse glisse des mains et là, c’est le drame. En 2007, Sandy Casar croise la route du meilleur ami de l’homme sur le Tour de France.



En 2013, un autre toutou avait failli croiser la route du peloton. Le drame avait été évité à quelques centimètres près.



«On demande aux gens de garder un œil sur les chiens», poursuit Pierre-Yves Thouault. Dans le Yorkshire, Thibaut Pinot s’était montré plus remonté contre le genre canin. «Ils s’en foutent du Tour, alors ne venez pas avec eux», avait glissé le Français. L’issue peut être dramatique. Le Portugais Joaquim Agostinho avait perdu la vie après une chute provoquée par un chien.

La pluie

Pour goûter le bitume, on n’a pas trouvé mieux qu’une bonne averse. Tombé à deux reprises dans la cinquième étape, Christopher Froome a abandonné sur les routes détrempées du Nord. Lundi, Alberto Contador a également chuté dans une descente bien mouillée, celle du Petit Ballon. Lui aussi a quitté le Tour. En partie la faute aux vélos modernes en carbone, moins à l’aise sur ces routes en cas de freinage.

La chaleur

Pour l’instant, les coureurs sont plutôt épargnés par la canicule. L’an dernier, ils avaient dû composer avec la chaleur avec un départ donné en Corse et une arrivée sur le continent à Nice. Avec l’effort, les membres du peloton sont davantage exposés aux insolations. «Si le coureur perd de l’eau, il perd aussi de la force, souligne Jean-Jacques Menuet, ancien docteur de la Cofidis et de Saur-Sojasun. Perdre 1 % de son poids en eau équivaut à perdre 10 % de force.»

La fringale

N’importe quel cycliste du dimanche a eu l’occasion de connaître cette sensation. Trop sollicité et en mal d’énergie, le corps lâche soudainement. C’est l’hypoglycémie, aussi appelée fringale. «C’est comme si la dernière goutte de carburant était la meilleure, raconte Jacky Durand. Juste avant, vous avez une courte période d’euphorie et subitement, vous n’arrivez plus à avancer.» L’an dernier, Christopher Froome avait connu un début de fringale dans l’ascension de L’Alpe d’Huez.

La route

La France, pays des ronds-points. Mais aussi des ralentisseurs, des îlots directionnels, des panneaux de signalisation… Le peloton est contraint de surveiller la route pour éviter les chutes. «Si le premier coureur est dans la lune et freine brutalement devant l’obstacle, ça peut faire mal pour ceux qui sont derrière», souligne Brice Feillu (Bretagne-Séché). Lors de Paris-Roubaix 2013, Yoann Offredo avait heurté un panneau de signalisation et avait été contraint à l’abandon.



Les clous

En 2012, une vague de crevaison avait frappé le peloton lors de la quatorzième étape. La faute à un plaisantin et à des clous disséminés dans un col. Victime d’une chute dans la descente, le Croate Robert Kiserlovski se casse la clavicule. Pas une première puisque dès sa deuxième édition en 1904, la Grande Boucle avait été perturbée par des clous.

Les voitures

Ce jour-là, Johnny Hoogerland rentre dans l’histoire du Tour. Poussé par une voiture de France Télévisions, le coureur néerlandais est projeté dans les barbelés lors d’une étape de l’édition 2011. Trois ans plus tard, ça reste toujours douloureux à regarder.



Les insectes

Les insectes ne sont pas leurs amis. A plus de 40 km/h, les coureurs percutent moustiques et guêpes tout au long de la journée. Il n’est pas rare de descendre du vélo avec la peau attaquée. «Le plus souvent, un produit antiallergique pris en comprimé suffit à atténuer la réaction à une piqûre de guêpe, explique le docteur Menuet. Si elle est localisée au niveau du visage ou du cou, on peut risquer un œdème de Quincke.»

Les balles

Sans doute le risque le plus improbable. Lors du Tour 2009, l’Espagnol Oscar Freire et le Néo-Zélandais Julian Dean avaient été touchés par des tirs dans l’Est de la France. Freire avait dû se faire retirer du plomb de sa jambe après l’étape.