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Coupe du monde 2014: Après Allemagne-Brésil, Scolari au centre des critiques
FOOTBALL

Coupe du monde 2014: Après Allemagne-Brésil, Scolari au centre des critiques

Le sélectionneur brésilien est sur la sellette…
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

«Il n’a pas manqué de volonté, il a manqué de football». Au lendemain de la déroute brésilienne contre l’Allemagne (7-1) en demi-finale, la presse a trouvé son coupable: le sélectionneur, Luis Felipe Scolari. Dans un long édito, le puissant Globo n’y va pas par quatre chemins: «Préoccupé par le fait de préserver les titulaires des blessures, Scolari a opté pour des exercices plus légers et une priorité: repos, repos et plus de repos».

Juste après le match, le sélectionneur n’a pas botté en touche: «C’est ma responsabilité», a-t-il indiqué. Il a continué à assumer au lendemain du désastre, en tenant une conférence de presse à Granja Comary, le centre technique de la Seleçao, en compagnie de tout son staff. Au cours de laquelle il a refusé de démissionner, en tout cas pas avant d’avoir joué le match pour la 3e place, samedi.

Cafu viré du vestiaire, l’agent de Neymar à boulets rouges

Pourra-t-il résister à la pression populaire? Pas sûr. D’autant que celle-ci est chauffée à blanc. Mercredi, le légendaire Cafu, très respecté au Brésil, s’est vu refuser une visite aux joueurs par le président de la fédération. «On m’a dit qu’on ne voulait pas d’étranger dans le vestiaire. J’ai dit que je n’étais pas un étranger et que j’étais là pour montrer mon soutien aux joueurs. Alors je suis parti».

A distance aussi, les coups commencent à partir. Et pas de n’importe où.

« 6 quesitos para ser técnico da Seleção Brasileira. pic.twitter.com/LRdJSgdIbC — Wagner Ribeiro (@wagneribeiro_) 9 Juillet 2014 »

Wagner Ribeiro, le propre agent de Neymar, a dégainé un tweet meurtrier. Sous le titre «six choses nécessaires pour être sélectionneur du Brésil», il refait le CV de Scolari: «1. Entraîner le Portugal et ne rien gagner. 2. Aller à Chelsea et se faire virer. 3. Aller entraîner l’Ouzbékistan. 4. Revenir au Brésil et faire descendre une grande équipe en 2e division 5. Démissionner 56 jours avant la fin du championnat pour éviter de se faire virer. 6. Être un vieux stupide, arrogant, dégoûtant et ridicule».

Heureusement pour Scolari, tout le monde n’est pas sur la même ligne. «Il ne faut pas mal parler, réclame l’ancien latéral gauche Roberto Carlos. La tristesse, je la garde pour moi. J’ai porté ce maillot 17 ans. Donc quand ils perdent, je souffre. Alors imaginez ceux sur le terrain… Quand tu perds, tu cherches toujours des coupables. On a essayé, on est dans les quatre meilleures équipes du monde, il n’y a rien à dire de plus». Mercredi, la conférence de presse de justification de «Felipao» a pourtant duré deux bonnes heures.