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Mondial 2014: Le Brésil se réconcilie avec Julio César

Mondial 2014: Le Brésil se réconcilie avec Julio César

REVUE DE PRESSELes médias brésiliens remercient le gardien de la Seleção pour la qualification en quarts de finale…
Corentin Chauvel

Corentin Chauvel

De notre correspondant à Rio de Janeiro


C’est bien le poteau qui a envoyé le Brésil en quarts de finale de sa Coupe du monde, mais Julio César a fortement contribué à ce succès en arrêtant les deux premiers tirs aux buts chiliens. Ce dimanche, le gardien brésilien est à la une de tous les journaux brésiliens, une belle revanche sur le scepticisme qui avait entouré sa sélection.

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Plusieurs journaux comme Lance, Correio ou encore le Diario de Pernambuco ont choisi un titre évident: «Ave César». Il est pour d’autres un «héros» (A Tarde, A Tribuna) ou encore un «sauveur» (Zero Hora). «Samedi, Julio César était l’homme dont le Brésil avait besoin», écrit l’un des chroniqueurs sportifs de O Globo après avoir passé au gril tous les autres joueurs de la Seleção. «Dans le football, il faut souffrir. Mais souffrir avec Julio César à ses côtés est beaucoup, beaucoup mieux», ajoute-t-il.

«Il y a eu beaucoup de questions autour de ma convocation»

Pourtant, comme l’a rappelé lui-même le gardien brésilien, sa sélection pour cette Coupe du monde n’a jamais vraiment fait l’unanimité jusque-là. «Sur le plan individuel, il y a eu beaucoup de questions autour de ma convocation (…) Je veux remercier le staff et les coéquipiers pour la confiance et la tranquillité qu'ils m'ont transmises», a déclaré le Carioca après le match.

En cause: son âge (34 ans), son retrait des meilleurs championnats européens (il joue à Toronto depuis cet hiver) et sans doute encore un peu son erreur sur l’un des deux buts néerlandais en quarts de finale du Mondial 2010 qui a provoqué l’élimination du Brésil. «C'est dur de sortir d’une Coupe du monde comme le "vilain". Mais cela montre que quand tu as un rêve à réaliser, il faut le poursuivre», a-t-il indiqué.



La Folha de São Paulo estime que Julio César a ainsi justifié la confiance que Luiz Felipe Scolari continue de lui porter, plutôt qu’à Jefferson, le deuxième gardien de la Seleção, qui évolue à Botafogo.

Déjà décisif sur tirs aux buts

Ses larmes avant la séance de tirs aux buts ont d’autant plus ému les supporters brésiliens. «Je suis émotif, je serai toujours moi-même. J'ai pleuré car beaucoup de joueurs sont venus me dire des choses, me soutenir, et je n'ai pas réussi à me contenir. Je savais que je devais être concentré et ils m'ont donné la force pour faire mon travail du mieux possible», a-t-il expliqué.

Le quotidien Estadão a rappelé qu’il avait pourtant déjà montré sa valeur sur ce genre d’exercice. Il y a dix ans, durant la Copa América, sa première grande compétition en tant que titulaire, Julio César s’illustre aux tirs aux buts en finale face à l’Argentine et le Brésil s’impose. L’an dernier, dans ce même stade de Belo Horizonte, le gardien de la Seleção sort un pénalty de Diego Forlan en demi-finale de la Coupe des confédérations face à l’Uruguay et le Brésil finit par l’emporter 2-1. Il vaudrait tout de même mieux que les coéquipiers de Julio César n'aient pas à toujours se reposer uniquement sur lui lors des échéances à venir.