Coupe du monde 2014: Les anciens voient les Bleus «aller très loin»
FOOTBALL•Au moins jusqu’en demi-finale…B.V (à Ribeirao Preto), avec M.N, R.B et C.C
De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),
Lundi, l’équipe de France va entrer face au Nigeria dans le monde de l’élimination directe. Là où ce qu’elle a accompli face à la Suisse ne compte plus, là où la moindre erreur peut la renvoyer à la maison, là où la tête importe plus que les jambes. Avant le début des huitièmes de finales, 20 Minutes a demandé à plusieurs anciens Bleus leur avis sur cette génération. Et tous estiment qu’elle peut aller très loin. Pourquoi?
Parce qu’elle joue bien au foot
Malgré le petit accroc face à l’Equateur (0-0), l’équipe de France a impressionné depuis le début de la compétition. «Après les deux premiers matchs, l’équipe de France était pratiquement la meilleure avec un jeu attrayant, s’enthousiasme ainsi Marius Trésor, 65 sélections en bleu. Même contre l’Equateur, ils se sont créé beaucoup d’occasions. Depuis le début je les vois aller très loin…» De la même génération, le latéral Manuel Amoros embraye: «Il ne faut pas avoir peur de dire qu’on peut la gagner. Les Bleus ont montré beaucoup de qualités, on a une très bonne organisation, on va vers l’avant et on ne recule pas beaucoup. On a été l’une des révélations de ce premier tour.» Ce qui étonnerait presque Christian Karembeu. «Cette équipe de France a changé, souligne le champion du monde 1998. Elle est maintenant tournée vers l’offensive, aujourd’hui tout le monde peut marquer.»
Parce qu’elle a le bon état d’esprit
«Sa force, pour moi, c’est sa jeunesse et son envie de réussite, loue Trésor. Le manque d’expérience, ça ne veut rien dire: quand tu es jeune et insouciant, tu es moins calculateur et ça peut aider à retourner des situations.» Portés par une vie de groupe exemplaire, les Bleus donnent l’impression d’être en mission. «Les garçons qui ont des choses à se faire pardonner, poursuit l’ancien défenseur de Bordeaux. Même ceux qui n’étaient pas là en 2010 en ont beaucoup entendu parler. La Coupe du monde est le meilleur moyen de redorer le blason et les garçons semblent prêts à tout pour y arriver.» Présent dans l’équipe en 1998, Bernard Diomède «voit des similitudes avec ce qu’avait fait Aimé Jacquet dans sa gestion du groupe et des matchs.» «Tout est réuni pour qu’ils aillent au moins en demi-finale», assure-t-il.
Parce qu’il n’y a pas bien meilleur qu’eux
On a beau chercher, aucune équipe n’a réellement fait preuve d’une maîtrise totale en ce début de Coupe du monde. «On s’aperçoit que c’est très ouvert, avance Trésor. L’Argentine semble monter en puissance avec Messi mais est en difficulté défensivement. Le Brésil a aussi de grosses lacunes défensives. L’Allemagne a fait forte impression face au Portugal et n’a pas confirmé derrière. Avec du sérieux, les Bleus peuvent aller au bout.» Amoros conclut: «On peut regarder les grosses équipes les yeux dans les yeux, assure l’ancien latéral de l’OM. On n’a aucune raison de faire un complexe d’infériorité. On a cette force qui est notre collectif.» Et qui devra fonctionner à plein régime dès lundi face au Nigeria.



















