France-Equateur: Schneiderlin avait «des étoiles autour de la tête»

FOOTBALL Le milieu de terrain a connu son premier match en Coupe du monde…

Bertrand Volpilhac

— 

Le milieu de terrain de l'équipe de France Morgan Schneiderlin, le 25 juin 2014, à Rio, contre l'Equateur.
Le milieu de terrain de l'équipe de France Morgan Schneiderlin, le 25 juin 2014, à Rio, contre l'Equateur. — FABRICE COFFRINI / AFP

De notre envoyé spécial à Rio,

On a connu pire comme débuts. Pour la première titularisation de sa vie en équipe de France de France, Morgan Schneiderlin a été aligné en Coupe du monde, face à l’Equateur, dans le mythique stade du Maracana. Auteur d’un match correct, le milieu de Southampton avoue avoir passé des instants magiques.

Racontez-nous un peu votre première…
C’est un rêve qui se réalise pour moi dans ce stade mythique. J’ai essayé de faire abstraction du contexte pour me concentrer sur mon match. Ca fait 1 mois et 10 jours que je n’avais pas goûté à la compétition donc il fallait se remettre dans le bain, faire des choses basiques au départ et petit à petit rentrer dans le match. J’ai des choses à améliorer, notamment une perte de balle à la fin…

Quand avez-vous su que vous seriez titulaire?
Deux jours avant le match le coach a fait une petite opposition et j’ai vu que j’avais des chances, il m’a donné quelques conseils donc je me suis dit pourquoi pas? Mais c’est aujourd’hui que j'ai vraiment su que j’étais sûr de jouer. Je tiens à remercier le coach. Il m’a donné cette opportunité et il a pris ses responsabilités. Ce n’est jamais facile de titulariser quelqu’un qui n’a aucune sélection au Maracana, en Coupe du monde. J’espère que je ne l’ai pas déçu.

>> Revivez France-Equateur en live comme-à-la-maison

Qu’est ce qu’on se dit quand on est titulaire avant une rencontre comme ça?
Qu’on est un privilégié. On pense à ses amis, à sa famille, à tous les moments qu’on a parcouru pour en arriver là. C’est juste fantastique. Aujourd’hui c’est du bonheur.  A partir de demain je vais essayer d’enlever toutes les étoiles qui tournent autour de ma tête car il y a encore des échéances qui arrivent.

Ne pas gagner, c’est un problème?
C’est un bémol. On avait les occasions pour marquer. Vous avez vu comme nous qu’on a manqué un peu d’efficacité. On ne peut pas gagner tous les matchs 5-2 ou 3-0. Aujourd’hui on n’a pas encaissé de but et on est contents de se qualifier pour les huitièmes, c’est le plus important.

Quelles sont les ambitions de l’équipe, désormais?
Prendre match par match. C’est une nouvelle compétition qui commence. Il faut jouer chaque match comme une finale et voir ou ça nous mène. On a vu l’épopée 98, il y a un homme très bien placé pour nous l'expliquer: tous les matchs dont je me souviens se sont joués à des petits détails.