Coupe du monde 2014: Après Algérie-Allemagne 1982, les Fennecs en quête d’un nouveau morceau d’histoire

FOOTBALL Les Algériens visent une qualification en 8e de finale du Mondial 2014, un niveau encore jamais atteint…

Antoine Maes

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Les joueurs de l'équipe d'Algérie célèbrent leur victoire contre la Corée du Sud, le 22 juin 2014, à Porto Alegre.
Les joueurs de l'équipe d'Algérie célèbrent leur victoire contre la Corée du Sud, le 22 juin 2014, à Porto Alegre. — PEDRO UGARTE / AFP

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

Au Brésil, l’équipe d’Algérie a emmené avec elle une pièce de musée vivante. Ce n’est pas très gentil pour Nourredine Kourichi, l’entraîneur adjoint de Vahid Halilhodzic, mais c’est loin d’être totalement faux. A 60 ans, l’ancien défenseur de Valenciennes a participé au plus grand fait d’armes de l’histoire des Fennecs: une victoire de l’Algérie au Mondial 82 contre l’Allemagne, mais une élimination quand même, au terme du fameux «match de la honte» entre Allemands et Autrichiens.

Et voilà que 32 ans plus tard, les successeurs de Madjer et Belloumi peuvent faire encore mieux, s’ils viennent à bout de la Russie jeudi. «On s’était préparés un peu comme aujourd’hui, dans la sérénité avec un groupe peu expérimenté», s’est souvenu Kourrichi la semaine passée.

Belkalem: «Décisif pour cette génération»

Sérénité un poil perturbée par l’immense engouement populaire dont les échos sont parvenus jusqu’aux Fennecs. «En voyant la joie qu’on a créée après la Corée du Sud, en voyant les images de notre public, ça nous pousse à réaliser quelque chose de grand», avance le défenseur Essaïd Belkalem.

Totalement isolés dans leur retraite de Sorocaba, les Algériens n’ont découvert que sur le web l’immense passion engendrée par leur victoire contre la Corée du Sud. Et doivent se battre pour éviter tout excès d’optimisme. «On ne peut pas encore faire la fête, on n’a encore rien fait, rien prouvé», lance Nabil Ghilas. «On est conscients que le match sera décisif pour cette génération et pour le football algérien. On a envie d’écrire notre propre histoire», conclut Belkalem.