France-Suisse: «On a mordu nos adversaires», estime Mathieu Valbuena

FOOTBALL Les joueurs de l’équipe de France se sont montrés satisfaits de leur victoire face à la Suisse. Sans s’enflammer…

Bertrand Volpilhac

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Mathieu Valbuena vient de marquer contre la Suisse, le 20 juin 2014.
Mathieu Valbuena vient de marquer contre la Suisse, le 20 juin 2014. — DIMITAR DILKOFF / AFP

De notre envoyé spécial à Salvador de Bahia (Brésil)

Les matchs passent, les discours restent. Comme après la victoire face au Honduras, les Bleus sont satisfaits de leur performance mais refusent de s’enflammer. Il y aurait pourtant de quoi. Monstrueux face à la Suisse (5-2), ils ont inscrit leur nom dans la colonne des outsiders pour être champions du monde. «C’est un grand moment, une belle victoire après un match plein, commence Mathieu Valbuena. On a mordu nos adversaires. On savait que c’était une équipe d’un autre niveau et on a mis de la détermination, de l’agressivité.»

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Et sans doute un peu de talent aussi. Brillants dans les combinaisons offensives, les hommes de Didier Deschamps ont baladé la défense suisse. «Ce sont nos valeurs, le mouvement, la mobilité, les buts, et même si on en a pris deux, il ne faut pas bouder notre plaisir», poursuit le Marseillais. «Ce soir on peut être fiers de ce qu’on a fait, enchaîne Blaise Matuidi. Je ne suis pas surpris. Depuis pas mal de matchs, ou à l’entrainement, on sent qu’un groupe est né. On s’entend bien, il y a une super ambiance. Chacun veut aider le copain. C'est ce qui va nous emmener à des perf comme ça.»

Valbuena: «On a faim»

«C’était un bon test, cette équipe de Suisse fait partie des très bonnes nations, assure Mathieu Debuchy. On l’a passé. Leur mettre cinq buts, c’est incroyable.» Et ça veut en dire long sur les capacités de cette équipe, qui pourrait bien avoir changé de statut ce soir. «Je ne sais pas, répond Valbuena. On a faim. Mais on sera plus attendu car on fait de belles choses, on marque des buts alors les adversaires seront encore plus méfiants.»

Matuidi appelle d’ailleurs à la prudence. «Il faut garder la tête sur les épaules, reprend-il. Quand on se relâche, ça ne pardonne pas. On l’a vu. On doit garder ce qu’on fait de bien et surtout ne pas s’enflammer.» Le message est passé.