Coupe du monde 2014: Le match contre la Suisse va apporter «des réponses»

FOOTBALL Le Mondial offre enfin un adversaire solide à l'équipe de France...

B.V. à Salvador

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L'équipe de France lors de son match contre le Honduras le 15 juin 2014.
L'équipe de France lors de son match contre le Honduras le 15 juin 2014. — JEFFROY GUY/SIPA

De notre envoyé spécial à Salvador de Bahia (Brésil)

Les Bleus vont enfin savoir ce qu’ils ont dans le ventre. «Ça, c’est la grande question, souriait Patrick Evra, deux jours avant le match. On ne sait pas vraiment. Ces mecs-là, ils ont du caractère. Si on est dos au mur, on répondra présent, je peux m’en porter garant.» Huit mois après leur dernier match tendu face à l’Ukraine (3-0), les Bleus vont affronter vendredi la Suisse, premier gros morceau de la Coupe du monde. N’allons pas faire offense aux Honduriens, ni même aux différents adversaires de l’équipe de France pendant la préparation, mais à Salvador de Bahia l’opposition devrait quand même être un peu plus costaude

«C’est vrai que depuis un moment on n'a pas été mis en grande difficulté, acquiesce le sélectionneur Didier Deschamps. Ce serait très bien que ça ne soit pas le cas demain mais c’est possible que ça arrive. On va voir comment l’équipe va réagir.»

 

Evra: «l’adversaire numéro 1, c’est l’équipe de France»

Est-ce que la vie sera aussi belle et le groupe aussi soudé quand tout n’ira pas dans son sens? «On ne peut pas savoir tant qu’on a pas eu d'accroc», répondait Rio Mavuba mercredi. «Tout va  bien pour le moment, poursuit Deschamps. Mais dans la difficulté on doit aussi pouvoir juger des capacités pas que footballistiques, aussi mentales. On peut avoir des réponses là-dessus.» 

Impatient d’y être, Patrice Evra tient aussi le même type de discours: «J’aimerais bien savoir comment l’équipe va réagir quand on connaîtra des moments difficiles. C’est là qu’on verra si le groupe est vraiment solide», explique le latéral de Manchester. Depuis France - Ukraine (3-0), il y a cette fierté de porter ce maillot, ça fait la différence. Le jour où on pensera que c’est facile, qu’on se prendra pour des stars, on perdra. Mais tant qu’on met le bleu de chauffe… Sans manquer de respect aux autres équipes, l’adversaire numéro 1, c’est l’équipe de France.» Re reste qu'à espérer que l'auto-destruction n'est toujours pas à l'ordre du jour.