Pour Tony Parker, «c’est une saison de rêve»

BASKETBALL Le meneur de jeu français a empoché un quatrième titre NBA quelques mois après s'être imposé avec les Bleus lors de l'Euro...

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Tony Parker avec les Spurs lors de la victoire en finale NBA, le 15 juin 2014.
Tony Parker avec les Spurs lors de la victoire en finale NBA, le 15 juin 2014. — ANDY LYONS

Tony Parker aime les records. Dans la nuit de dimanche à lundi, le Français a remporté sa quatrième bague de champion de NBA avec San Antonio. Il devient l’Européen le plus titré de l’histoire de la ligue. Une prouesse de plus.

«C’est un grand honneur. J’ai du mal à réaliser quand je vois mon nom, sur toutes ces listes, qui dépasse Magic Johnson, Jordan… J’ai grandi en rêvant de la NBA, ils étaient mes idoles. Je me levais à trois heures du matin pour voir les matchs des Chicago Bulls. J’essaye de savourer chaque moment. Ce qu’on réalise avec les Spurs, c’est vraiment rare.»

«Un goût particulier à ce titre»

Cette victoire intervient après sept ans sans titre, et face à leur bourreau de la finale 2013. «L’année dernière, c’était cruel. C’est clair que la défaite nous a motivés. On n’était pas en mode revanche. Mais on voulait jouer Miami en finale, on a eu cette chance de pouvoir gagner à nouveau.»

Un bonheur renforcé, car partagé avec son ami d’enfance, Boris Diaw. «C’est clair qu’en grandissant à l’INSEP (l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), on rêvait de NBA. A l’époque, y’avait pas beaucoup d’Européens là-bas. Avoir deux Français titulaires dans une équipe de NBA ça donne un goût particulier à ce titre.»

«C’est le moment de recharger les batteries»

«C’est une saison de rêve, s’enthousiasme Tony Parker. Etre champion d’Europe et de NBA, je n’aurais pas pu imaginer meilleure saison. J’espère qu’on va continuer à être performant avec les Spurs et les Bleus.»

Contrairement à son partenaire Boris Diaw, le meneur de jeu français a choisi de faire l’impasse sur la Coupe du monde en Espagne. «Je vais profiter de l’été pour reposer mon corps. Ça fait quatre ans que je joue non-stop. C’est le moment pour moi de recharger les batteries, de me remuscler, pour revenir très fort l’année prochaine et pouvoir défendre mon titre.»

Mais il prévient: il a encore faim. «Quand tu gagnes, quand tu y goûtes, t’as toujours envie de gagner plus.» Le MVP de la finale 2007 n’en a pas fini avec le maillot bleu. «Terminer au top, c’est un de mes objectifs. Les JO 2016 au Brésil, ça va être vraiment important pour nous.» Tony Parker espère aussi récupérer l’Euro 2015 en France après la défection de l’Ukraine. «Ce serait un rêve de jouer à domicile, un truc de malade.» Une possibilité, aussi, d’écrire un chapitre de plus à sa légende.