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Ligue 2 : Le club de Valenciennes proche du dépôt de bilan

Ligue 2 : Le club de Valenciennes proche du dépôt de bilan

FOOTBALLLe VAFC pourrait être rétrogradé en CFA 2 s'il ne trouve pas rapidement un repreneur...
François Launay

François Launay

Le scénario du pire se dessine à Valenciennes. Relégué en Ligue 2, le club fait face à un déficit de 7,5 millions d’euros qui, s’il n’est pas comblé dans les prochains jours, pourrait le précipiter vers le dépôt de bilan et une rétrogradation en CFA 2. Une situation dramatique que Jean-Raymond Legrand, le président du club, a présentée à ses salariés mardi matin. Si le club n’a pas encore déposé le bilan, les dirigeants sont en train de rassembler les pièces pour se présenter devant le tribunal de commerce. De leur côté, les salariés ont élu un représentant syndical pour faire face à cette situation. Les choses s’accélèrent même si la mort du club n’est pas encore prononcée.

Deux projets de reprise

Car il reste encore un petit espoir. Pour repartir sur de bonnes bases en Ligue 2, VA essaie de réaliser un montage financier avec deux projets de reprise. Un château de cartes instable qui implique dans les deux cas les collectivités locales. Valenciennes Métropole, la communauté d’agglomération, serait prête à racheter le centre d’entraînement du club pour 6, 5 millions d’euros environ et à voter une subvention exceptionnelle de 500 000€. De son côté, la ville de Valenciennes pourrait voter une subvention exceptionnelle de 350 000 euros. Côté privé, le Crédit agricole Nord de France serait prêt à effacer la dette du club estimée à 6, 5 millions d’euros. Trois millions d’euros sont aussi espérés de la vente de joueurs (Rose, Masuaku, Melikson). Du côté des repreneurs, deux projets se font face. L’un implique Thierry Gomez, ancien président de Troyes prêt à investir trois millions à condition de devenir actionnaire majoritaire et président du club. L’autre concerne un investisseur valenciennois , spécialisé dans le bricolage, appuyé par Jean-Raymond Legrand qui pourrait remettre au pot et garder son poste. Dans les deux cas, le club doit obtenir de la société FINORPA, un million d’euro, une forme de caution sans laquelle le Crédit agricole n’effacera pas la dette. Sans cet engagement, aucun projet ne pourra voir le jour. Et la mort du club, qui passe mercredi devant la DNCG, sera vite prononcée.