Coupe du monde 2014: L’Argentine entre dans la compétition en toute modestie

FOOTBALL Son sélectionneur refuse toute étiquette de «favori»…

Corentin Chauvel
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Le sélectionneur argentin, Alejandro Sabella, en conférence de presse, le 14 juin 2014, à Rio.
Le sélectionneur argentin, Alejandro Sabella, en conférence de presse, le 14 juin 2014, à Rio. — J.MABROMATA/AFP

De notre correspondant à Rio de Janeiro

Pendant que son prédécesseur en Coupe du monde, Diego Maradona, fait le rigolo à la télé brésilienne dans une publicité pour la version brésilienne de Leboncoin.fr, Alejandro Sabella, lui, joue la carte de la simplicité et de la modestie. «Je n’aime pas ce mot, favori, il ne veut rien dire», a-t-il déclaré ce samedi soir à la veille de l’entrée en lice de l’Argentine dimanche à Rio contre la Bosnie-Herzégovine.

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Pourtant, l’Argentine est encore et toujours dans le lot des équipes qui peuvent prétendre au titre mondial – en lui souhaitant de ne plus retomber sur l’Allemagne, son bourreau des deux dernières éditions – et, ici au pays de son meilleur ennemi, on ne rêve que d’une finale Brésil-Argentine. «Neymar d’un côté et Messi de l’autre», comme l’avait imaginé Zico la semaine dernière.

«Je n’ai pas encore décidé qui va jouer»

En attendant, il y a ce premier match à jouer dimanche au Maracanã. Ce samedi soir, en reconnaissance, la plupart des joueurs argentins la jouaient eux aussi modeste, se prenant en photo dans la mythique enceinte carioca, certains allant jusqu’à mimer la position du Christ Rédempteur, les bras ouverts.

Alejandro Sabella a refusé en conférence de presse de dévoiler le moindre indice sur la composition de son équipe – on sait juste que Rodrigo Palacio est blessé -. «Je n’ai pas encore décidé qui va jouer dimanche, j’ai encore une nuit pour penser à mon système», a-t-il indiqué, usant d’une magnifique langue de bois footballistique, avant d’avouer clairement qu’il ne pouvait pas «partager» ses idées. Quant à son adversaire bosnien, le sélectionneur argentin s’en méfie: «C’est une très bonne équipe, créative, avec des joueurs techniques et de grande taille.» En novembre dernier, l’Argentine s’était imposée 2-0 (doublé d’Agüero) en amical face aux coéquipiers de Miralem Pjanic.