Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Roland-Garros 2014: Rafael Nadal a joué «son meilleur match sur terre battue depuis longtemps» face à Andy Murray

Roland-Garros 2014: Rafael Nadal a joué «son meilleur match sur terre battue depuis longtemps» face à Andy Murray

TENNISL’Espagnol a fait exploser le Britannique en trois petits sets (6-3, 6-2, 6-1)…
Julien Laloye

J.L.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Toni, Rafael, et même Andy Murray sont d’accord. Le n°1 mondial, huit fois vainqueur à Paris, a joué comme un dieu grec sur le central de Roland-Garros face au Britannique. Six petits jeux encaissés, même pas deux heures passés à transpirer sur le court, «Rafa» aborde LA finale tant attendue face à Novak Djokovic dans la forme de sa vie. Comme tous les ans aux alentours du 8 juin finalement.

Rafael, est-ce que vous avez joué le match parfait?

Le meilleure depuis longtemps, en tout cas. J’ai été capable de prendre les bonnes décisions, de mettre la bonne intensité, mon coup droit a bien fonctionné, J’ai été capable de prendre l’avantage sur le premier coup de raquette après mon service…c’était très bon. Andy est joueur que j’aime bien, il revient de blessure, je sais que c’est difficile, donc je suis désolé pour lui.

Il y a un mois et demi, vous perdiez contre Almagro à Barcelone. Que s’est-il passé depuis pour que vous jouiez à ce niveau-là?

C’est vrai que j’ai perdu des matchs que je ne perdrais pas aujourd’hui avec ce niveau de jeu. Mais le problème, c’est les comparaisons avec le passé. Quart à Monte-Carlo, victoire à Madrid, finale à Rome, mon bilan est très consistant, sauf si on compare aux huit dernières années. C’est la seule raison pour laquelle on est en train de parler de ma «mauvaise saison» sur terre battue.

Tout de même, qu’est-ce que ne fonctionnait pas aussi bien dans votre jeu?

Je n’étais pas capable de mettre un point avec mon coup droit. J’étais plus nerveux que d’habitude. Je n’arrivais pas à retrouver ma façon de jouer sur terre battue. Mais j’ai progressé à chaque sortie, à chaque tournoi. Trouver des solutions pour s’améliorer, c’est ce que je fais en permanence.

Vous abordez cette finale dans les meilleures conditions possibles?

Honnêtement, oui, je suis content d’arriver dimanche avec de bons matchs derrière moi. Il me manque juste un petit quelque chose sur le revers. Il faudra qu’il soit assez bon pour que je parvienne à sortir de la pression que pourra me mettre Djokovic sur le revers en finale.

Vous avez perdu vos quatre derniers matchs contre Djokovic? Est-ce que ça pèse dans votre tête?

Les défaites pèsent sur le mental, comme les victoires, c’est évident. Il partira avec un petit avantage…Mais la dynamique est celle du moment. J’ai connu deux grands rivaux dans ma carrière, avec Federer puis avec Djokovic, deux des meilleurs joueurs de l’histoire. C’est tellement exigeant qu’il est normal que l’un ou l’autre prenne l’ascendant de temps à autre.