Luzenac interdit de montée en Ligue 2

FOOTBALL La Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) refuse l’accession du petit club ariégeois, qui a fait appel…

Nicolas Stival

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Fabien Barthez, Christophe Pélissié et Jérôme Ducros, respectivement directeur général, entraîneur et président de Luzenac.
Fabien Barthez, Christophe Pélissié et Jérôme Ducros, respectivement directeur général, entraîneur et président de Luzenac. — G. Collet / Sipa

Coup de tonnerre sur l’Ariège. La Direction nationale de contrôle et de gestion refuse la montée de Luzenac en Ligue 2. Selon La Dépêche du Midi, la DNCG a informé les dirigeants du LAP jeudi vers 19 heures, après les avoir reçus dans la matinée, à Paris.

«Il n’y a aucune justification de la décision dans le mail [de la DNCG] qu’on a reçu, affirme le président Jérôme Ducros au quotidien régional. Ils contestent tout ce qu’on a présenté. C’est incroyable. Evidemment, on va faire appel immédiatement de cette décision. On reste quand même confiant.»

Le gardien Quentin Westberg: «Les dirigeants savent ce qu’ils font»

Jusqu’à ce jeudi, l’histoire de Luzenac ressemblait à un conte de fées. Le petit club, issu d’un village de 650 habitants, a accédé à la Ligue 2 en terminant deuxième du National. Le LAP et son directeur général Fabien Barthez ont vu leur parcours relayé par des médias du monde entier.

Alors que son enceinte de Foix n’est pas adaptée aux exigences du monde professionnel, le club, qui table sur un budget de 5,5 millions d'euros, a trouvé une solution pour la saison à venir, en se faisant prêter Ernest-Wallon par le Stade Toulousain. Quatre joueurs (le gardien Gurtner, les défenseurs Abdelhamid et Belaud, l’attaquant Lafourcade) ont par ailleurs déjà été recrutés.

«Les dirigeants savent ce qu’ils font, affirme le gardien du LAP Quentin Westberg, joint jeudi soir. Il faut leur laisser faire le boulot, comme nous l’avons fait sur le terrain. Ils ne se seraient pas investis dans une telle aventure si ce n’était pas faisable. J’ai tendance à être optimiste.»

Le discours est similaire au sein du club, qui va toutefois devoir apporter des garanties financières supplémentaires pour accéder à l’antichambre de l’élite. Sinon, Châteauroux, dix-huitième du dernier championnat de L2, serait repêché. Et l’Ariège sans doute inconsolable.