Murray cache bien son jeu dans les tournois du Grand Chelem

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L'image lui colle à la peau. Andy Murray serait un favori «abordable», moins redoutable qu'un Nadal ou qu'un Djokovic, et toujours susceptible d'être sorti sur un jour sans. Mais ces jours sans arrivent rarement. Depuis 2011, l'Ecossais a amené sa silhouette dégingandée au moins jusqu'en quart de finale de chacun de ses Grands Chelems disputés. Sa force réside en son agaçante manie à remettre inlassablement la balle dans le court et à transformer l'échange en une bataille rangée. «C'est un bagarreur, raconte Patrice Hagelauer, ex-directeur technique national. C'est l'Ecossais typique. Il est râleur, mais c'est un guerrier.» Du genre à finir les phalanges défoncées à force de taper sur sa raquette, agacé de ses errements dans le cinquième set de son troisième tour contre Philipp Kohlschreiber. Bonne nouvelle pour Gaël Monfils, la terre battue demeure la meilleure surface pour renverser l'Ecossais, demi-finaliste à une seule reprise Porte d'Auteuil. Mauvaise nouvelle, il n'y est pas ridicule et n'a plié que devant Nadal ou Ferrer lors de ses dernières virées parisiennes. «La Monf» est prévenue. R. B.