Monfils, histoires de premières fois

Julien Laloye

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L'endurance et l'explosivité de Gaël Monfils ont impressionné Arnaud Di Pasquale et Jérémy Chardy.
L'endurance et l'explosivité de Gaël Monfils ont impressionné Arnaud Di Pasquale et Jérémy Chardy. — M. Spingler / AP / Sipa

Dernier rescapé français à Roland-Garros, Gaël Monfils affronte un caïd du circuit ce mercredi en quarts de finale : Andy Murray, tenant du titre à Wimbledon. Avant le choc, trois proches du Français évoquent leur premier souvenir de «la Monf».

Arnaud Di Pasquale, directeur technique national du tennis français : «La première fois que je l'ai rencontré, c'était sur un challenger, à Poitiers, en 2004. Il affrontait en finale Gilles Simon, qui m'avait battu en demie. Gilles avait gagné, je crois, mais j'avais été bluffé par les frappes de Gaël, son élasticité, sa puissance, l'arsenal qu'il avait. Je me suis dit :» Waouh, le phénomène «. Il a explosé juste après.»

Guy Forget, ex-capitaine de Coupe Davis. «Sa première fois en Coupe Davis a été un moment fort pour lui. Il était persuadé qu'il allait massacrer son adversaire [le Hollandais Thiemo De Bakker], et il se retrouve face à un public habillé tout en orange, contre un mec qui a fait un super match. Il perd en quatre sets. Il était dévasté, comme s'il avait trahi ses copains. Je lui ai dit que c'était un apprentissage normal. Il est revenu plus fort la fois d'après.»

Jérémy Chardy, 42e mondial : «La première fois que je l'ai affronté, on devait avoir 12 ans. Il n'avait fait que pleuvoir, on s'était retrouvés à jouer dans un gymnase sur un terrain de handball. Il avait ses petites lunettes, il glissait partout et tout le temps, exactement comme maintenant. Je venais de Pau, il était déjà dans les meilleurs espoirs, pas moi. Mon père m'avait dit :»il est pas mal, ce petit jeune«. Il n'avait pas tort [rires].»