Roland-Garros 2014: Forget, Piquionne, Chardy, Di Pasquale... Ils racontent leur première fois avec Gaël Monfils
TENNIS•Des proches du Français racontent un souvenir avec le quart de finaliste de Roland-Garros…Julien Laloye
Arnaud Di Pasquale, Guy Forget, Jérémy Chardy, et Frédéric Piquionne. Le DTN du tennis français, un ancien capitaine de Coupe Davis, un joueur de la génération de Gaël Monfils, et un ami proche. Tous les quatre nous racontent leur premier souvenir du Français avant son quart de finale contre Andy Murray mercredi.
Arnaud Di Pasquale: La première fois que je l’ai rencontré
«C’était sur un challenger, à Poitiers, que je jouais parce que je revenais de blessure (en 2004, ndlr). Ça m’avait marqué, parce qu’on me parlait beaucoup de lui et je ne l’avais encore jamais vu en action. A l’époque il était à l’Insep, et en finale il affrontait Gilles Simon, qui m’avait battu en demie. Gilles avait gagné, je crois, mais j’avais été bluffé par les frappes de Gaël, son élasticité, sa puissance, l’arsenal qu’il avait. Je me suis dit «wahou le phénomène». Il a explosé juste après.
Guy Forget: La première fois où je l’ai coaché en Coupe Davis
«C’était un moment fort pour Gaël. Il y a eu un décalage entre ce qu’il imaginait et ce qu’il a affronté. Il était persuadé qu’il allait massacrer son adversaire, et il se retrouve face à un public habillé tout en orange, contre un mec qui ait un super match, et il perd en quatre sets (contre De Bakker, ndlr). Je me rappelle qu’il était dévasté, il avait l’impression d’avoir trahi les copains. Comme souvent quand on est jeune, on a des certitudes. Je lui avais dit que c’était un apprentissage normal, il était revenu plus fort la fois d’après.
Jérémy Chardy: La première fois où je l’ai affronté
«C’était un tournoi de jeune, on devait avoir 12 ans, il n’avait fait que pleuvoir, on s’était retrouvés à jouer dans un gymnase sur un terrain de handball. Je m’en souviens bien parce que c’était une des rares fois où mes parents étaient là. Il avait ses petites lunettes, il glissait partout et tout le temps, exactement comme maintenant. Je venais de Pau, il était déjà dans les meilleurs espoirs, pas moi. Mon père m’avait dit «il est pas mal ce petit jeune», il n’avait pas tort (rires).»
Frédéric Piquionne: La première fois où j’ai joué au foot avec lui
«C’était un match de charité organisé en hommage à David Sommeil à Valenciennes en 2011. On jouait dans la même équipe et je me souviens d’avoir aidé Gaël à marquer un but. J’ai le souvenir d’un joueur très rapide, avec de très bons appuis et il se débrouillait plutôt bien avec le ballon. Il aurait pu faire un petit quelque chose dans le football mais c’est une bonne chose qu’il soit resté au tennis. Il n’était pas assez technique (rires).»


















