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Roland-Garros 2014: Jo-Wilfried Tsonga, analyse d’une déroute

Roland-Garros 2014: Jo-Wilfried Tsonga, analyse d’une déroute

TENNISLe Français s’est fait laminer par Novak Djokovic…
Julien Laloye

Julien Laloye

De nos envoyés spéciaux à Roland-Garros,

Le supplice a duré moins d’une heure et demie. Démoli par David Ferrer en demi-finale l’an dernier, Jo-Wilfried Tsonga a vécu une nouvelle déroute sur le Central contre Novak Djokovic (1-6, 4-6, 1-6) dimanche. Le Français quitte le tournoi parisien dès les huitièmes de finale, sans avoir pu lutter. Autopsie d’une volée.

Un adversaire monstrueux. Il y a lui, Nadal et les autres. Déterminé à remporter le premier Roland-Garros de sa carrière, Novak Djokovic n’a laissé aucune chance à Tsonga en lui sautant dessus dès les premières balles. «Il craint «Jo» et il avait décidé de ne pas le laisser respirer d’entrée. Il a été beaucoup plus consistant qu’au tour précédent. J’ai l’impression qu’il était encore plus fort qu’il y a deux ans ici», analyse le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis Arnaud Clément. «Je n’ai pas le même sentiment que contre Ferrer l’an dernier, explique le Français. Là, il était beaucoup plus fort que moi. Pas une seule seconde, je n’ai eu l’opportunité de passer devant au score. J’ai ressenti de l’impuissance.»

Un Tsonga moyen cette année. Non, voir sortir Jo-Wilfried Tsonga avant les quarts de finale d’un Grand Chelem n’a rien d’un séisme, surtout cette année. En 2014, le Français n’a pas passé le cap des huitièmes à l’Open d’Australie, n’a disputé qu’un seul quart de finale de Masters 1.000, et n’a pas battu un seul joueur du Top 10. Un peu léger pour prétendre à secouer un N°2 mondial déchaîné. «Autant j’étais enthousiaste après son dernier match, autant là Jo est passé à côté, analyse Clément. Il a mal démarré son match, il n’a jamais trouvé le juste milieu dans ses frappes.» L’intéressé, déjà impuissant face à Federer en début d’année à Melbourne, ne s’explique pas cette faillite soudaine: « Je ne jouais pas très, très bien. Tous mes coups droits sortaient, je ne sais pas ce qu’il s’est passé.»

Des entraîneurs qui prennent leurs marques. Pour l’instant, l’association Escudé-Ascione n’a pas réussi à (re)faire de «Jo» le potentiel vainqueur de Grand Chelem escompté, loin s’en faut. Les deux hommes sont restés introuvables dimanche après la défaite de leur protégé. Ce trio insolite peut-il durer, alors que les résultats ne sont pas au rendez-vous ? Tsonga refuse de trancher dans le vif pour le moment. «Honnêtement, les dernières fois que j'ai joué contre Novak, j'ai toujours perdu. Je ne vais pas tout remettre en cause parce que j'ai perdu ce match. Il y a du mieux dans ce que je fais ces dernières semaines. Je vais continuer là-dessus, on verra où cela me mènera.» D’abord à une deuxième partie de saison où il a beaucoup moins de points à défendre, sa seule note d’espoir en sortant de Roland-Garros.