Top 14 : Une nuit de fête à Toulon qui célèbre son doublé

RUGBY Vainqueurs de Castres en finale du Top 14, les Toulonnais déjà lauréats de la H Cup réalisent un doublé historique. De quoi mettre le feu sur la Rade...

Camille Belsoeur, à Toulon

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Les abords du Stade Mayol après la victoire de Toulon en Top 14 samedi.
Les abords du Stade Mayol après la victoire de Toulon en Top 14 samedi. — C.Belsoeur/ 20 Minutes

Comme à Ibiza, ce sera bientôt soir de fête tous les samedis à Toulon. Une semaine après leur sacre européen sur la pelouse de Cardiff face aux Saracens, les Varois ont balayé Castres en finale du Top 14 au Stade de France samedi (18-10) et signent un doublé historique dans le rugby français.

Si cher au président toulonnais Mourad Boudjellal, aux joueurs qui voulaient offrir un final en apothéose à Jonny Wilkinson, et aux supporters, le Bouclier de Brennus fait son retour sur la Rade pour la première fois depuis 1992. Suffisant pour faire éclater de joie toute une ville autour de l'épicentre du stade Mayol, rempli jusqu'à la gueule par 15.000 supporters qui y ont suivi la finale sur écran géant, samedi soir. À la fin de la rencontre, ce peuple Rouge et Noir a explosé de joie, puis bravé l'interdiction et envahi la pelouse de l'antre toulonnaise. Avant de se rassembler sur l'avenue de la République, tout le long du port. 

«C'est un truc de fou, raconte Gilbert, un fan membre des Fils de Besagne, le principal club de supporters du club. Ce Brennus, c'est encore plus fort que la H Cup. Tout le monde attendait le retour du bout de bois ici à Toulon, c'est dingue!», hurle-t-il sur la pelouse au milieu des fumées, des jeunes fous de bonheur et d'ivresse, et des lumières rougeoyantes des fumigènes. 

«Un rêve de gosse»

À quelques centaines de kilomètres de là, sur la pelouse du Stade de France, les larmes étaient également sur toutes les joues. «Pour la plupart d’entre nous, c’est un rêve de gosse (de remporter le Top 14), c’est quelque chose d’énorme», déclarait en larmes le centre Mathieu Bastareaud au micro de France 2. «C’est tellement merveilleux de voir partir Jonny (Wilkinson) comme ça, confiait lui Bernard Laporte, l'entraîneur toulonnais. On n’avait pas le droit (de ne pas lui offrir cette sortie). Bravo à tous les gens qui nous suivent toute l’année, on est bien avec eux.» 

Même plaisir donc pour les héros de la bande à Sir Jonny et leurs milliers de supporters, qui se retrouveront dimanche dans l'après-midi sur le port de Toulon et dans le centre-ville. Pour fêter ce 4e Brennus de l'histoire du club, mais aussi la H Cup que les Toulonnais n'avaient pas encore eu le temps de ramener dans le Var. Ce dimanche, jour du seigneur Jonny Wilkinson, le peuple toulonnais fêtera donc un vrai doublé sur la Rade. Et à n'en pas douter, la fête qui battait déjà son plein dans la nuit de samedi, sera immense. 

Mourad Boudjellal (président de Toulon au micro de France 2) 

«C’est un truc incroyable, cette soirée, je l’ai vécue 50.000 fois comme président du RCT… mais comme un fantasme. J’ai l’impression que c’est la 50.001e fois. Je suis venu dans ce club pour changer son destin. Aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir rempli ma mission. C’est Toulon, je suis Toulonnais, je l’ai fait pour ma ville. J’avais vécu ce titre en 1992, je m’étais juré de ramener le Bouclier à Toulon. Je l’ai fait avec ma ville.»