H Cup Toulon-Saracens : Pour Bernard Laporte, "Toulon est plus costaud que l'an dernier"

RUGBY L'entraîneur toulonnais vise avec son équipe une deuxième victoire d'affilée en finale de H Cup samedi face aux Saracens (18h)...

Propos recueillis par Camille Belsoeur, à Cardiff
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Bernard Laporte sur la pelouse du Millennium Stadium à Cardiff, vendredi 23 mai 2014.
Bernard Laporte sur la pelouse du Millennium Stadium à Cardiff, vendredi 23 mai 2014. — Huw Evans Agency/REX/REX/SIPA

Bernard Laporte, l’entraîneur du RC Toulon, a vu sa suspension de terrain levée avant la finale de la H Cup. Mais un peu par superstition, il assistera samedi au match face aux Saracens en tribunes, comme depuis presque trois mois. Mais avant la finale la deuxième finale de H Cup d’affilée de son équipe (samedi, 18h), son envie de gagner n’a jamais été aussi grande.

Bernard Laporte, que redoutez-vous chez cette équipe des Saracens ?
La grande force des Saracens, c’est leur défense, la mobilité de leur paquet d’avants, et les individualités qu’ils ont derrière, comme Ashton. A 99% ce sont les mêmes que la saison dernière. Leur numéro huit Billy Vunipola leur apporte beaucoup de puissance, c’est leur valeur ajoutée cette année. On n’est pas premiers du championnat anglais depuis des mois, quand on connaît la complexité de ce championnat, si on n’est pas une équipe hors normes. Je ne redoute rien de particulier ils sont bons partout !

Comment votre équipe aborde-t-elle cette finale?
On a sûrement encore grandi, car cette saison a été plus compliquée que celle des Saracens. A l'exception de Chris (Masoe) et Andrew (Sheridan), tous les blessés ont réintégré les rangs. Tout le monde est prêt. C'est une chance. On a également un effectif plus dense. Dès lors, on a donc plus d'armes et on est plus costaud.

Jonny Wilkinson vient d’annoncer sa retraite après vos deux finales. Quel regard portez-vous sur le joueur ?
C’est un joueur énorme et on en reparlera toute notre vie ! Il y en a dans chaque sport, des joueurs qui marquent leur sport. S’il y en a un par génération, c’est extraordinaire. Et Jonny fait partie de ces mecs-là.  Je me rappelle une fois où on avait perdu lourdement avec l’équipe de France à Twickenham, j’avais dit : "On a Zidane, ils ont Wilkinson". Je ne m’étais pas trompé ! Ça a été un plaisir de l’entraîner, parce que c’est un bon mec. Et quand tu es entraîneur, avoir un perfectionniste comme lui, quelqu’un qui en redemande sans arrêt, qui pose toujours des questions comme si c’était un novice… Le champion a besoin d’accompagnement, il sait tellement que c’est fragile que plus il est dans les étoiles, plus il a besoin de critiques extérieures. C’est un réel bonheur !