Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Ligue 1: «Le football espagnol me plaît, mais aujourd’hui ma place est à Toulouse», affirme Alain Casanova

Ligue 1: «Le football espagnol me plaît, mais aujourd’hui ma place est à Toulouse», affirme Alain Casanova

FOOTBALLLe technicien du TFC est désormais l’entraîneur le plus ancien en poste en Ligue 1…
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Entraîneur principal du TFC depuis six ans, Alain Casanova, sous contrat jusqu’en juin 2016, travaille dans une sérénité que lui envie la grande majorité de ses collègues. Le Franco-Espagnol de 52 ans se projette sur la saison prochaine, avec un effectif stable à hauteur de «85 à 90 %».

Après le départ de Christian Gourcuff de Lorient, vous êtes l’entraîneur de L1 le plus ancien en poste.

Cela prouve mon attachement à ce club. J’ai beaucoup de considération pour le TFC et surtout pour son président (Olivier Sadran) qui une nouvelle fois me renouvelle sa confiance. Toutes les conditions sont réunies pour faire de bonnes choses. La stabilité, c’est important. Nous avons mis en place un projet bien spécifique. Nous sommes l’un des rares clubs en France à l’avoir fait.

C’est-à-dire?

C’est un projet de jeu qui part de l’académie jusqu’aux professionnels, avec un système (en 3-5-2) qui englobe toutes les équipes. Nous avons élaboré une méthodologie de travail avec des principes spécifiques. Je suis très fier de faire partie de ce projet.

Vous êtes attachés à l’Espagne. Pensez-vous un jour y entraîner?

Peut-être qu’un jour la question se posera… Mais lorsque je suis à un endroit, je ne me projette pas dans un autre. Bénéficier de la confiance et du respect des gens qui vous emploient, c’est la plus belle des choses. Mon staff me suit, le groupe prend beaucoup de plaisir dans notre façon de jouer et de nous entraîner. Après, je me sens Français, mais aussi Espagnol. Le football espagnol me plaît, mais aujourd’hui, ma place est ici.

Quel sera l’objectif la saison prochaine? Faire mieux que cette neuvième place en L1?

Sur le plan économique, notre objectif sera toujours le maintien. Nous faisons partie de ces clubs au budget moyen (32 millions d'euros la saison prochaine), appelés chaque année à remettre les choses à zéro, à repartir sur une dynamique qui permette d’atteindre ce but. Après, nous voulons confirmer ce qui a été fait au niveau du jeu, et que ce jeu nous permette d’avoir un bon classement. Et, si possible, nous allons essayer d’aller chercher une Coupe.

Le TFC va engager un quatrième joueur serbe (Pesic). Vous avez aussi un Roumain (Roman) et un Polonais (Furman) dans l'effectif. Pourquoi cette ouverture vers l’Est?

Les joueurs de l’Est sont très rigoureux, disciplinés, avec beaucoup de conscience professionnelle. Mais nous avons aussi un Colombien (Aguilar) et un Argentin (Trejo) qui apportent également une touche un peu différente. Aujourd’hui, les mots Europe et mondialisation sont très importants. Il ne faut pas rester enfermé à l’intérieur de nos frontières. En outre, le marché français est difficilement abordable sur le plan économique. Les marchés d’Europe de l’Est ou sud-américain le sont souvent davantage, avec des joueurs de très grande qualité.