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Ligue 1: Le mercato des entraîneurs, comment ça marche?

Ligue 1: Le mercato des entraîneurs, comment ça marche?

FOOTBALLDe nombreux clubs de L1 et de L2 cherchent le bon profil…
Julien Laloye

Julien Laloye

A défaut d’avoir de l’argent à dépenser sur le marché des transferts cet été, hors qui vous savez évidemment, un bon tiers des présidents de L1 est en train de se creuser le cerveau pour trouver un nouvel entraîneur qui fasse la maille l’an prochain. Un marché particulier qui fonctionne souvent à l’encontre de l’idée qu’on peut s’en faire de loin. Pierre Dréossi, ancien manager du Stade Rennais, et Francis Decourrière, ex-président valenciennois, témoignent pour 20 Minutes.

L’afflux de candidatures? «Une dizaine tout au plus»

Jean-Michel Aulas a confié avoir rencontré sept entraîneurs depuis que Rémi Garde est descendu de la Ferrari lyonnaise. C’est à peu près dans la norme habituelle, explique Dréossi, qui a dû se trouver un remplaçant du temps où il était entraîneur-manager en Bretagne. «J’avais reçu une dizaine de CV. Ce sont les agents où les avocats qui entament les démarches, notamment pour les entraîneurs encore sous contrat. Mais il n’y en a pas eu tant que ça.» Le choix est encore moins vaste si la décision doit se prendre rapidement, précise Ducourrière. «Quand j’ai dû remplacer Kombouaré, il m’avait prévenu en amont, donc j’ai eu le temps de faire mon marché. Mais quand Montanier est parti (pour la Real Sociedad, ndlr), c’était moins facile. C’est pour ça que je continuais avec un entraîneur tant que je le pouvais.»

Les CV exotiques? «La plupart proviennent d’entraîneurs renommés»

La L1 fourmille de légendes concernant des agents inconnus au bataillon qui proposeraient des noms improbables via plusieurs intermédiaires. Outre qu’elles sont la plupart du temps invérifiables, elles se font de plus en plus rares. La dernière en date? La piste Maradona à Montpellier. Dans le coup, un certain Youssef Haijoub, un des nombreux agents mandatés par Hervé Renard pour se trouver un point de chute l’an prochain. «On a la chance d’avoir un réservoir d’entraîneurs de qualité en France, explique Decourrière. C’est souvent un meilleur choix qu’un coach d’un petit championnat dont on ne sait pas s’il va s’adapter.» «On a quelques candidatures un peu farfelues venues d’Afrique, ajoute Dréossi, mais la plupart proviennent d’entraîneurs renommés qui ont un beau CV.» Rien d’extravagant, donc.

Les profils des candidats? «Il y a aussi des étrangers très réputés»

Depuis que Bein sport a débarqué dans l’Hexagone, il y a de moins en moins d’entraîneurs au chômage et de plus en plus de consultants bien rémunérés. Cela n’empêche pas les coachs sur le carreau de candidater à (presque) tous les postes qui se libèrent. «Vous seriez étonnés de savoir qui était intéressé par Valenciennes, confie Ducourrière. Quand Luis Fernandez vous appelle, ça fait réfléchir. J’ai également rencontré Paul Le Guen. Un type formidable humainement.» Les deux hommes ont sans doute passé quelques coups de fil dernièrement, comme Frédéric Antonetti ou Elie Baup. «La L1 est beaucoup plus attractive qu’on ne le pense, confirme Dréossi. A Rennes, j’ai reçu des propositions très sérieuses d’entraîneurs étrangers très réputés. en Espagne ou ailleurs. Il y en a même un qui était champion d’Europe.» Cela aurait mal cadré avec Rennes et sa culture de la lose.