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Les Bleus passent du rêve au cauchemar

Les Bleus passent du rêve au cauchemar

Passée par tous les sentiments hier à Cologne, l'équipe de France ne jouera pas la finale des Mondiaux. Les Bleus se sont inclinés après deux prolongations face à l'Allemagne (32-31), au terme d'une demi-finale où l'arbitrage a une nouvelle fois été ...
©2006 20 minutes

©2006 20 minutes

Passée par tous les sentiments hier à Cologne, l'équipe de France ne jouera pas la finale des Mondiaux. Les Bleus se sont inclinés après deux prolongations face à l'Allemagne (32-31), au terme d'une demi-finale où l'arbitrage a une nouvelle fois été au centre des débats. A 15 secondes de fin de la dernière prolongation, les Bleus, menés d'un point, pensaient avoir arraché la séance de tirs au but grâce à un exploit de Michaël Guigou après une interception. Mais l'arbitre suédois annulait ce but pour une faute peu évidente sur le Montpelliérain, accordant un simple coup franc aux Français. Incapables de marquer sur cette ultime possession, les joueurs de Claude Onesta laissaient la Kohlarena exploser et l'Allemagne filer en finale sans gloire. D'autant qu'au tour précédent, les Espagnols, vaincus par le pays organisateur, s'étaient eux aussi sentis lésés par l'arbitrage.

« On est passé tout près de l'exploit. Tout était contre nous, les spectateurs et les arbitres. Sur la dernière action de Michaël, c'est un scandale. Soit l'arbitre valide le but, soit il siffle un penalty, mais on ne peut pas donner de coup franc », lâche l'arrière français Jérôme Fernandez.

Avant ce finish au couteau, Français et Allemands avaient offert un match des plus disputés. Les arrières français Daniel Narcisse, Nikola Karabatic puis Joël Abati avaient imprimé un bon rythme à la rencontre, mais s'étaient heurtés à l'incroyable ténacité des Allemands. Soutenus par leur public, ils avaient égalisé par Baur à 15 secondes de la fin du temps réglementaire (20-20, 60e). Le scénario identique se reproduisait dans la première prolongation (27-27, 70e), avant le cruel final. Joël Abati, pourtant connu pour sa placidité qui lui vaut le surnom de « Révérend », résumait le sentiment général : « On ne peut pas accepter l'inacceptable. L'Allemagne a organisé son championnat du monde, et bien qu'elle le gagne si c'est comme ça. »

Gaël Anger

En dépit de la polémique sur l'arbitrage, les Allemands n'ont pas boudé leur plaisir après la victoire. « On ne peut pas dire que nous étions meilleurs que les Français, mais nous avions peut-être l'avantage d'avoir le soutien du public. Il y a quinze jours, personne ne nous voyait en finale », jubilait le sélectionneur Heiner Brand. Le capitaine allemand Markus Baur admettait que la victoire s'était jouée à rien : « On a peut-être un peu de chance sur la fin de match, mais notre place en finale est méritée. »