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L1/Sochaux: «Les Parisiens savent qu'ils vont être champions, ils n'ont plus la même motivation»
FOOTBALL – Les Doubistes ont vite constaté qu'il y avait un coup à jouer contre le PSG dimanche à Bonal (1-1)...Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Sochaux,
Teint sublime, musculature au poil et chemise blanche cintrée sur mesure, Hervé Renard s’était fait beau pour le PSG, et caustique pour les journalistes. «Désolé, vous vous êtes déplacés pour pas grand-chose», a commencé d’emblée l’entraîneur sochalien, à l’adresse des (nombreux) journalistes parisiens qui avaient fait le déplacement en pensant au titre lors de la conférence de presse d’après-match. Il n’avait pas tort, encore moins dans son analyse de la rencontre. «Ce n’est pas un PSG à 100%, et ce PSG-là, il faut le bousculer, pas le regarder jouer».
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Consigne appliquée à la lettre par ses joueurs, en dépit d’un manque d’audace initial dommageable après coup. Floran Marage est celui qui a le mieux résumé l’affaire. «On n’aurait jamais pu penser prendre un point contre Paris quelques mois en arrière. On retarde leur titre, c’est vrai, mais mathématiquement tout le monde sait qu’ils vont être champions. La plupart va faire la Coupe du monde, inconsciemment, ils se relâchent un petit peu. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas joué à fond, mais ils ne peuvent pas mettre 3-0 à tout le monde toute l’année». En tout cas pas au mois d’avril, où l’élimination en quarts de finale de la Ligue des champions a cassé quelque chose.
«Ils ne peuvent pas mettre 3-0 à tout le monde, toute l’année»
Rarement le PSG aura souffert autant en deuxième mi-temps cette saison qu’à Sochaux, «au cours d’un anglais où ça allait d’un bout à l’autre en permanence» apprécie Renard. Jordan Ayew, dur au mal à défaut d’être efficace, a lui aussi vite perçu que les Parisiens n’allaient pas jouer le match de leur vie. «Ils savent qu’ils vont être champions, ils n’ont pas la même motivation, je savais qu’il y avait quelque chose à faire. Tout le monde n’a pas réussi à prendre un point contre le PSG. Ca ne vaut pas 3 points non plus parce qu’on aurait pu l’emporter, mais on vient de loin et ça va compter pour la suite.» Revenus à quatre points du maintien avec encore deux matchs à domicile au programme, dont la réception d’Evian, un rival direct, Les Sochaliens ont les cartes en mains pour vivre une 67e saison en Ligue 1. Six ans après le doublé miraculeux de Diané qui lui évitait la relégation à Bonal, Paris a en quelque sorte rendu la pareille.



















