Coupe de la Ligue: Pour Jean-Michel Aulas, «ce n’est plus le bon moment» pour affronter le PSG

FOOTBALL Le président de l’OL se projette sur la finale de la Coupe de la Ligue contre le club parisien…

Propos recueillis par Stéphane Marteau à Lyon

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Le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, le 22 juin 2011
Le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, le 22 juin 2011 — FAYOLLE PASCAL/SIPA

Pour sa cinquième finale de Coupe de la Ligue depuis qu’il préside aux destinées du club rhodanien, Jean-Michel Aulas est conscient de la difficulté de la tâche qui attend son équipe opposée ce samedi au PSG. Dans un entretien accordé à 20 Minutes, le boss de l’OL fait également le point sur l’avenir de certains de ses joueurs et sur celui de son entraîneur.

Quel est votre état d’esprit avant cette finale de Coupe de la Ligue?

Nous sommes très fiers et très heureux de participer à cette finale contre le plus grand club français. Nous avons réalisé un très bon match la semaine dernière qui faisait suite à deux très bons matchs contre la Juventus. Face à deux équipes d’un calibre identique, le groupe a démontré sa qualité. Maintenant, la logique voudrait que Paris gagne cette finale. Mais nous ne sommes pas très loin et nous savons que nous pouvons les gêner. Il ne peut nous arriver que du bon et si nous devions l’emporter, ce serait un exploit sans précédent.

Est-ce le meilleur moment pour affronter le PSG?

Le bon moment, c’était dimanche dernier et nous en avons profité. Aujourd’hui, ce n’est plus le bon moment car le PSG a de bonnes raisons de vouloir gagner et tellement d’atouts compte tenu de son budget de plus de 500 millions d’euros et de la qualité de ses joueurs. L’enjeu est majeur pour Paris dans sa conquête de titres. Pour notre part, nous serons en quête d’un exploit et d’une qualification en Coupe d’Europe, même si le plus simple pour y parvenir serait de terminer 5e du championnat.

Quelles seraient les conséquences d’une éventuelle absence en Coupe d’Europe la saison prochaine?

D’un point de vue économique, c’est toujours délicat. Mais le plus important, c’est d’être en Ligue des champions. Le PSG va recevoir 35 millions d’euros de revenus alors que l’OL ne percevra que 8.7 millions d’euros pour son quart de finale de Ligue Europa. L’enjeu est donc de 8.7 millions d’euros moins les charges. C’est moins que la taxe à 75 %. Ce ne serait pas dramatique. Nous nous adapterons en termes de structure. Sur le plan sportif, nous ne recruterons peut-être pas le même type de joueurs si nous ne sommes pas en Coupe d’Europe. En revanche, ça ne changera rien au niveau des départs. Mais je pense que nous avons plus des chances de nous qualifier pour une 18e Coupe d’Europe consécutive que l’inverse.

Est-ce raisonnable de faire croire que l'aventure pourrait se prolonger avec Bafétimbi Gomis la saison prochaine?

Ce n'est sûrement pas très raisonnable. Mais à partir du moment où il dit qu’il n’est pas parti et qu’il serait intéressé pour rester, je dis «why not», d’autant que nous lui avions proposé de prolonger l’année dernière. Mais j’ai bien conscience que ce n'est pas très raisonnable.

Où en êtes-vous au sujet de la prolongation de contrat d’Alexandre Lacazette?

C’est en cours et nous allons tout faire pour le prolonger avant le 30 juin.

Avez-vous rencontré l’agent de Yoann Gourcuff et qu’est-il ressorti de vos échanges?

Nous avons décidé de nous revoir dès que Yoann serait rétabli de sa blessure. J’espère qu’une fois la Coupe de la Ligue passée, nous pourrons nous remettre autour de la table et discuter. Soit il prolonge, soit il sera placé sur la liste des transferts.

Vous êtes toujours dans l’attente d’une réponse de Rémi Garde qui arrive en fin de contrat. Qu'est-ce que ça vous inspire de savoir qu’aucun entraîneur depuis Bernard Lacombe n’est resté plus de trois ans à la tête de l’OL?

S’il doit y en avoir un, ce sera Rémi Garde. Maintenant, on respecte sa position. Il fait un travail formidable malgré les difficultés de cette année liées aux blessures mais aussi à des manques à gagner en termes de point dus à un arbitrage défaillant.

Avez-vous commencé à travailler sur un plan B dans l’hypothèse où il ne prolongerait pas?

Pas du tout.