Coupe du monde: La France a plus de chances de gagner que le Brésil

FOOTBALL D’après une étude de Pierre Rondeau, doctorant en économie…

Soufiane Naaimi

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Karim Benzema lors du match entre la France et les Pays-Bas le 5 mars 2014.
Karim Benzema lors du match entre la France et les Pays-Bas le 5 mars 2014. — AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

Alors que les parieurs sportifs ne laissaient qu’une infime chance (2,2 %) aux Bleus de repartir avec la Coupe du monde, une nouvelle étude statistique laisse un peu plus d’espoir. Avec l’indice de performance footballistique, de Pierre Rondeau, la France se place quatrième équipe capable de repartir avec le sacre mondial. Juste devant elle, la Belgique et l’Espagne puis l’Allemagne en grande favorite. Le Brésil, l’Argentine et l’Italie clôturent ce top 7.

Pour cette étude, le doctorant en économie à l’université Paris 1, ne s’appuie sur aucun élément historique comme le font les parieurs. Ici, sept critères permettent d’en arriver à ce résultat: les performances individuelles, la culture sportive, le PIB par habitant, l’impact géographique, l’effet pays hôte, l’expérience et l’indice empirique des résultats sportifs.

La France dispose de certains atouts

Pour évaluer les performances individuelles, Pierre Rondeau s’appuie sur les salaires en considérant que la productivité d’un joueur est liée à sa rémunération. La culture sportive est par rapport au nombre de licenciés. L’expérience totalise le nombre de sélection nationale de l’équipe-type et l’indice empirique des résultats sportifs revient sur les résultats de tous les matchs joués pas les sélections nationales depuis 2012.

Ici la France fait bonne figure dans les performances individuelles (1er), la culture sportive (3e), l’impact démographique (3e) et le PIB par habitant (3e). D’après l’économiste, ce critère est important car il permet d’évaluer la capacité d’un pays à construire des infrastructures sportives. A l’inverse l’Hexagone n’est pas bien classé dans l’expérience sportive (5e) et les résultats sportifs (6e).

Les Français, eux, sont optimistes et en phase avec les conclusions de Pierre Rondeau: un sur cinq estime que les Bleus atteindront les demi-finales.