PSG-Chelsea: Javier Pastore, un héros qui ne devait pas jouer

FOOTBALL L’Argentin, auteur d’un sublime but, n’était pourtant pas dans les plans de Laurent Blanc pour affronter Chelsea…

B.V.
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Javier Pastore est félicité par ses coéquipiers après son but contre Chelsea, le 2 avril 2014 au Parc des Princes.
Javier Pastore est félicité par ses coéquipiers après son but contre Chelsea, le 2 avril 2014 au Parc des Princes. — MARTIN BUREAU / AFP

Dans dix, quinze, ou vingt ans, quand le PSG aura gagné une ribambelle de Ligue des champions et qu’il sera devenu l’un ou le plus grand club d’Europe, on se souviendra peut-être de ce but comme d’un acte fondateur. Au-delà de la magie totale de son action, débordement, double contact, frappe du gauche au premier poteau, Javier Pastore a fait basculer en trois touches de balles l’avenir européen des Parisiens. D’un 2-1 difficile à tenir, voilà les hommes de Laurent Blanc prêts à défendre deux buts d’avance avant le match retour à Londres, mardi.

Une belle histoire pour un joueur critiqué, raillé et snobé. «Evidemment que c’est mon plus beau but de l’année, et peut-être le plus important de ma carrière, s’amusait-il après la rencontre. C’est une saison difficile pour moi. Parfois je ne joue pas du tout, parfois je ne joue que quinze minutes. Mais je fais toujours du mieux que je peux.»

«Son entrée en jeu n’était pas un choix prévu»

Première grosse recrue de l’ère qatarie (42 millions), Pastore a globalement déçu depuis son arrivée au PSG en 2011. Passé près du statut de héros lorsqu’il a marqué face à Barcelone au même stade la compétition l’an passé, l’Argentin est devenu, sous le commandant de Laurent Blanc, un simple joueur de rotation. «Il n’a pas eu beaucoup de temps de jeu cette saison, confirme le coach parisien. Dans mon idée, son entrée en jeu n’était pas un choix que j’avais prévu de faire. Au bout de huit minutes d’échauffement, je lui ai fait signe d'entrer, même-lui avait l’air surpris. On sait que c’est un garçon qui a du talent et cette action, ce n’est que du talent. Bravo à lui.»

Les mauvaises langues diront qu’avec ce rush, «El Flaco» a rentabilisé la somme astronomique de son transfert. Ce serait rapidement oublier tous les services qu’il a rendu à Paris. «Aujourd’hui, il a donné la meilleure des réponses, conclut Blaise Matuidi. C’est quelqu’un qui n’est jamais énervé, toujours calme, très bon garçon. Je suis content pour lui, il a fait des choses pour l’équipe, aujourd’hui il est remercié de tout ça».