PSG-Chelsea : Pour José Mourinho, «le but de Pastore est une blague»

INTERVIEW L’entraîneur des Bleus a déploré les erreurs individuelles de sa défense après sa défaite au Parc des Princes (3-1)...

Propos recueillis par Julien Laloye, au Parc des Princes.

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José Mourinho, l'entraîneur de Chelsea, le 29 mars 2014, à Londres.
José Mourinho, l'entraîneur de Chelsea, le 29 mars 2014, à Londres. — BEN STANSALL / AFP

José Mourinho n’a encore jamais perdu en quarts de finale de la Ligue des champions. Et à voir la mine tracassée du Portugais en conférence de presse après la défaite de son équipe au Parc des Princes (3-1), ce dernier a compris que c’était  une statistique qui ne tenait plus qu'à un fil, même si le manager des Blues veut croire à une réaction de ses joueurs au retour.

José, votre équipe a semblé perdre le fil du match après le repos. Pourquoi?

On a fait des erreurs défensives, des erreurs individuelles, et on en a payé le prix. Le premier ballon mal dégagé arrive sur Lavezzi, un attaquant de classe mondiale, boum boum et ça fait but. A ce niveau, une erreur comme celle-ci, cela coûte un but. Le deuxième, c’est un but contre notre camp, et le troisième, ce n’est pas même pas un but, c’est une blague. On a juste apprécié l’action de Pastore.

Pourtant, à la mi-temps, c’était un match bien engagé pour vous…

L’équipe a eu une très grande discipline. Mes joueurs ont été très bons. Ils ont stoppé Ibra, l’ont empêché de jouer entre les lignes quand il redescendait au milieu. Lui et Cavani ont été sous notre contrôle en permanence. On a très bien maîtrisé le milieu parisien également. On a dû récupérer six ou sept ballons dangereux, avec des un contre un à jouer dont on n’a pas su profiter. On aurait pu mener 2-1 à la mi-temps.

C’est le manque d’efficacité qui vous pénalise ce soir?

C’est dur pour nous de marquer des buts, surtout quand les matchs sont serrés. On n’arrive pas à transformer nos bonnes actions en occasions. Alors si on fait des erreurs défensives, on est en danger, c’est aussi simple que ça.

Regrettez-vous d’avoir joué sans avant-centre?

Je ne suis pas content des performances de mes attaquants cette saison, il faut bien que j’essaye des choses. J’ai choisi de démarrer avec Schürrle, parce qu’au moins il peut jouer avec les autres, combiner, et nous aider à avoir le ballon. Mais le football, c’est aussi marquer des buts, et ça c’est le rôle des vrais attaquants.

Vous pensez encore que la qualification est possible?

On n’est pas encore éliminés. Pas encore. On essaiera de retourner cette situation. On n’a plus rien à perdre. Il faut jouer le retour en pensant que c’est possible. Pour être honnête, je ne pense pas que les Parisiens se voient déjà en demi-finales. Ils savent que ce n’est pas fini.