Michel Platini soutient l'Américain chargé d'enquêter sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde au Qatar

FOOTBALL Le président de l'UEFA n'a pas aimé que certains membres de la Fifa tentent de faire arrêter l'enquête...

20 Minutes avec AFP
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Le président de l'UEFA Michel Platini en septembre 2013.
Le président de l'UEFA Michel Platini en septembre 2013. — Rahmat Gul/AP/SIPA

Michel Platini, président de l'UEFA, a apporté son soutien à Michael Garcia, président de la chambre d'investigation de la Fifa, alors que selon des médias anglais l'enquête de ce dernier sur le Mondial-2022 aurait déplu à certains membres de la Fifa.

«Je condamne toutes tentatives d'empêcher le déroulement de cette enquête. Cette enquête doit être menée à terme», a indiqué M. Platini dans une déclaration transmise à l'AFP. Michael Garcia, ancien procureur new-yorkais, enquête notamment sur les conditions d'attribution en décembre 2010 du Mondial-2022 au Qatar (et du Mondial-2018 à la Russie) qui font couler beaucoup d'encre.

Des médias anglais ont indiqué en ce début de semaine que certains membres de la Fifa auraient été irrités d'être interrogés par Garcia, certains pensant même --ce qui n'a pas été fait-- à invoquer un possible conflit d'intérêt, Garcia étant Américain alors que les Etats-Unis avaient candidaté pour l'organisation du Mondial-2022.

Deux hommes qui accusés d'avoir tenté d'acheter des voix

Cet épisode médiatique n'est que le dernier en date d'une longue série. Le Daily Telegraph avait ainsi affirmé la semaine passée que des documents montrent que Jack Warner, qui était vice-président de la Fifa à l'époque du vote d'attribution du Mondial-2022, ainsi que des membres de sa famille, auraient reçu environ 1,43 million d'euros d'une entreprise détenue par le Qatari Mohamed Bin Hammam, président alors de la Confédération asiatique de football.

Deux hommes qui furent déjà accusés d'avoir tenté d'acheter des voix, en faveur du second, pour la bataille à la présidence de la Fifa au printemps 2011 et qui ne sont plus à la Fédération internationale de football.

«Je suis heureux que nous ayons désormais un comité d'éthique indépendant», avait fait valoir vendredi dernier Joseph Blatter, président de la Fifa, à l'issue d'un comité exécutif de son instance à Zurich. «Tant que le dossier sera ouvert, je ne ferai aucun commentaire», avait-il conclu au sujet des révélations du Daily Telegraph.