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Pour Sonny Anderson, le Clasico est «le seul match où les supporters pardonnent le plus mauvais des joueurs» en cas de victoire

Pour Sonny Anderson, le Clasico est «le seul match où les supporters pardonnent le plus mauvais des joueurs» en cas de victoire

FOOTBALLL’ex-attaquant du Barça analyse la confrontation entre le Real Madrid et le club catalan…
Propos recueillis par Romain Baheux

Propos recueillis par Romain Baheux

Les passionnés de football ont réservé leur dimanche soir. A Santiago-Bernabeu (21h), le Real Madrid et le FC Barcelone sont opposés pour la deuxième fois cette saison après la victoire des Catalans à l’aller (2-1). Ancien attaquant du Barça et désormais consultant pour BeIN Sports, Sonny Anderson évoque ce choc à dimension internationale.

Comment le Clasico a pris cette importance dans le football mondial?

Quand vous mettez le Barça et le Real Madrid en face, vous obtenez l’Espagne, la sélection championne du monde et d’Europe qui domine le football mondial ces dernières années. En plus de ça, cette rencontre constitue une opposition entre les deux meilleurs joueurs du monde, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Le Clasico permet de déterminer qui est le plus fort entre la Catalogne et l’Espagne, incarné par Madrid.

En tant que joueur, comment vit-on la préparation de cette rencontre?

Le match avant le Clasico n’intéresse pas la presse ni les supporters. On a quinze jours où les médias ne parlent que de ça. Quand vous allez en conférence de presse et que vous allez jouer Malaga, les journalistes ne vous parlent que du match face au Real Madrid. La motivation est totale, c’est le match attendu par tout le monde. Sur la route de l’entraînement, les supporters vous disent qu’il faut absolument gagner. Quand on allait jouer à Madrid, on voulait marquer un but pour revenir en héros à Barcelone.

Comment est l’ambiance entre joueurs pendant la rencontre?

Ça a toujours été tendu. Même si vous n’êtes pas Catalan, on vous met dans la tête qu’il faut gagner ce match. Même entre Brésiliens, ça pouvait se chauffer. Geovanni (ex-Barcelone) et Roberto Carlos (ancien du Real Madrid) se mettaient des coups pendant la rencontre alors qu’ils étaient ensemble en sélection. On oublie les copains dans ces cas-là.

Quel souvenir gardez-vous de l’ambiance dans les tribunes?

On sent la pression du public quand on est à domicile. C’est le match où juste pour la victoire, les supporters pardonnent ses erreurs au plus mauvais joueur de la rencontre.

Quelle équipe a l’ascendant? Le Real, en tête de la Liga, ou Barcelone victorieux à l’aller?

Il y a quinze ou vingt jours, j’aurais dit que le Real était largement supérieur, c’est l’équipe la plus performante en Europe avec le Bayern Munich en ce moment. Mais le Barça est revenu à un très bon niveau après sa qualification en Ligue des champions contre Manchester City et a retrouvé ses hommes clés, Inesta et Messi. Le Real ne peut pas se permettre de relancer Barcelone en championnat. Maintenant si Madrid gagne, ça sera très difficile de les rattraper.