Christophe Kempé : «Ma sélection n'était pas gagnée d'avance»
Interview du capitaine du Tuhb (D1) et pivot de l'équipe de France©2006 20 minutes
Christophe Kempé, capitaine du Tuhb (D1) et pivot de l'équipe de France (31 ans, 122 sélections).
Vous allez participer à vos 3es Mondiaux. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?
Un championnat du monde, c'est quelque chose d'exceptionnel pour n'importe quel sportif. Alors quand c'est le 3e, on est trois fois plus content ! En plus, cette édition se déroule en Allemagne [du 20 janvier au 5 février], dans la nation du handball !
Contrairement à votre coéquipier Yohann Ploquin (gardien), votre sélection n'était pas assurée après votre début de saison mitigé...
Ce n'était pas gagné d'avance. Ce ne sont pas forcément les meilleurs individuellement qui sont pris. Il y a aussi une histoire de complémentarité, de vie dans le groupe et d'expérience. Cela a joué en ma faveur par rapport à Cédric Sorhaindo [pivot de Paris].
Les Bleus visent le titre. Sur un plan personnel, quels sont vos objectifs ?
Aider l'équipe. A chaque fois que je rentrerai à la place de Bertrand Gille [le titulaire], je veux être aussi bon que lui, même s'il est l'un des meilleurs joueurs du monde. L'équipe de France est basée sur la force collective. Personne n'essaie de tirer la couverture à soi.
Vous aurez 32 ans le 2 mai. Pensez-vous à la retraite internationale ?
Tant que je serai sélectionné en équipe de France, je répondrai à ma convocation.
Quid de votre avenir au Tuhb ?
Je reviendrai en février pour retrouver le quotidien du club, et aider à son maintien en D1. Je suis sous contrat jusqu'en 2009 et je passe actuellement mes diplômes d'entraîneur pour ensuite m'occuper du centre de formation. Mais rien n'est arrêté...
Recueilli par Nicolas Stival



















