Christian Wilhelmsson : «On n'a jamais vu le vrai Wilhelmsson»

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Christian Wilhelmsson, 27 ans, milieu de terrain suédois du FC Nantes, prêté à l'AS Rome.

Vous n'aurez passé que six mois chez les Canaris. Ça doit être une déception...

Oui. Je suis un peu ennuyé par rapport à Nantes. Ils n'ont jamais vu le véritable Wilhelmsson, celui qui avait cassé la baraque en Ligue des champions. Je souhaite m'excuser auprès de ces gens. J'étais un des plus gros transferts de l'histoire du club, et j'ai déçu, comme plusieurs autres joueurs. Mes excuses au public ! J'espère de tout coeur que le club se sauvera.

Comment expliquez-vous cet échec ?

Je crois que la langue a été une grande barrière. Jamais je n'ai pu m'exprimer correctement. Et je n'ai jamais compris complètement ce qu'on me disait. Je ne parle pas l'italien, mais cette langue doit être plus facile que le français... (rires)

En voulez-vous à des gens en particulier ?

Non. J'ai eu un bon entretien avec l'entraîneur Georges Eo, qui m'a souhaité bonne chance. C'est un brave homme. Quant au président, il a toujours été un de mes plus grand supporteurs.

Avez-vous connu la période la plus noire de votre carrière ?

La plus dure, oui. Depuis l'âge de 10 ans, je n'avais jamais connu le banc. Et puis, soudainement, je me suis retrouvé au centre de toutes les critiques. J'étais le grand coupable à Nantes. Les gens pensent peut-être que je ne me suis pas battu, mais c'est faux. J'ai tout donné pour ce club.

Vous devez être soulagé d'être prêté à l'AS Rome...

La Roma, c'est un rêve d'enfant. Au début de ma période nantaise, je savais que ce club me suivait. Mais je n'y croyais pas. Lors de mon passage à Anderlecht, j'avais été cité à la Juventus, à l'Inter et à Manchester United. Puisque ces contacts n'avaient pas abouti, je me suis dit qu'il ne fallait plus rêver. Jusqu'à cette semaine. C'est incroyable de partager le vestiaire avec Totti.

Y. T.