Sotchi 2014: Martin Fourcade finit ses Jeux sur un coup de froid

BIATHLON Le double médaillé d'or quitte Sotchi sur une déception en relais...

Romain Scotto

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Martin Fourcade à Sotchi, le 13 février 2014.
Martin Fourcade à Sotchi, le 13 février 2014. — Wang Song/XINHUA/SIPA

De notre envoyé spécial à Sotchi (Russie),

Après deux semaines d’agitation autour du pas de tir de Laura, il est désormais temps d’éteindre les lumières, ranger les skis et nettoyer les canons des carabines. Les Jeux se sont refermés sur un dernier relais au goût amer pour les Français, relégués très loin du podium (8es) et spectateurs d’une course qu’ils comptaient animer. Pour Martin Fourcade, vainqueur de deux médailles d’or en individuel, ces Jeux se referment sur un double coup de froid. Le premier en apprenant que son frère ne participerait pas au relais, malade. Le second en réalisant qu’il ne pourrait offrir à ses «copains» la médaille collective dont il rêvait.

«C’est dommage de finir là-dessus. On était tous heureux de notre début de JO. Là, c’est une défaite collective. Il y avait de belles choses à aller chercher.» Le leader de l’équipe de France reconnaît qu’il lui faudra quelques heures, voire quelques jours pour évacuer cette ultime déception, symptomatique d’une deuxième partie de JO mal emmanchée. Pour expliquer cette baisse de régime, Martin Fourcade évoque l’énergie laissée dans les premières courses. «Les reports de la mass-start ont recréé une dynamique pour certains athlètes paumés au début. Nous, on n’a pas gardé le niveau de qualité du début des Jeux.» Malade, il n’a pas non plus été en mesure d’exprimer au mieux ses qualités.

A la conquête d'un nouveau globe

En rentrant dans sa chambre au village, le Catalan sait qu’il ne gardera que des images positives de ses Jeux. Cette main levée lors de la poursuite, son final lors de l’individuel, les remises de médailles. «Je vais être très fier de ce que j’ai fait. De ce qu’on a fait. On aurait signé pour quatre médailles, ce sont de super Jeux.» Désormais, il est prêt à se tourner vers ses prochains défis. Le fond, les Jeux de Pyeongchang dans quatre ans, mais surtout la plage de six semaines d’épreuves de Coupe du monde où il a un gros globe à défendre dès la fin de semaine prochaine.