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Coline Mattel, le bronze au bout de l'envol
Saut à ski La Française de 18 ans a retrouvé son meilleur niveau le jour JDe notre envoyé spécialà Sotchi,Julien Laloye
Jacques Gaillard, l'éternel coach de l'équipe de France de saut à ski, avait la larme facile après la troisième place de Coline Mattel, mardi soir, sur le petit tremplin de Sotchi. «Quel mental elle a… Hier (lundi, ndlr), on n'en menait pas large. Elle n'avait fait que des mauvais entraînements depuis qu'on est arrivés. Personne ne la mettait sur le podium. Mais elle ne lâche jamais.»
Un saut d'exception
Ovni de la discipline il y a encore deux ans, la Française avait peu à peu à reculer dans une hiérarchie mouvante, avant de se remettre en question fissa l'été dernier. Terminés les repas à rallonge et les petites gâteries en dessert, pour une fille trop sensible à la balance dans un sport où le moindre écart de poids ne pardonne pas. «Ca a été dur. Je me suis tiré sur la gueule à l'entraînement toute la saison. Chez moi, j'ai arrêté les grignotages, j'ai pris l'habitude de me lever de table quand tout le monde se resservait. Le réveillon, je suis allé me coucher tôt. Mais une soirée difficile à passer en échange d'une médaille olympique, ça vaut le coup !» Mardi, son premier saut a été exceptionnel. Pas le plus long (99, 5m, contre 103 pour Vogt, la gagnante), mais le mieux noté par les juges, et de loin. Sa troisième place finale, elle la doit à un deuxième saut un peu juste. Tant pis. Coline n'est pas déçue. «J'ai longtemps douté cette saison parce que mes efforts ne payaient pas forcément. Mais je me préparais pour les JO, pas pour le reste. » C'est réussi.



















